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Frederick G. Jones ☇ PRÉNOM : Elisa ☇ STAR : Jude Law ☇ CRÉDIT : Tumblr ☇ MISSIVES : 40 ☇ ÂGE : 29 ans ☇ STATUT : Célibataire ☇ JUKEBOX : The Importance of Being Idle - Oasis.   | Sujet: Un pour tous... | PV Rosie Ven 6 Jan - 21:31 | |
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Un pour tous... Bienvenue dans le merveilleux sujet de Frederick Jones qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Rosemary Bowers-Floyd. Actuellement ils font un sujet privé. N’est ce pas merveilleux ? L’histoire se déroule le début Janvier à 19h environ alors que la météo est peu clémente A présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Une soirée comme les autres pour Frederick, une soirée de plus passée au piano et qu'il oubliera bien vite tant elle ressemble aux autres. Ou pas ? Car il ne l'a pas encore vue, mais son amie d'enfance Rosemary fait partie des clients, et elle a une proposition alléchante à lui faire...
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|  | | Frederick G. Jones ☇ PRÉNOM : Elisa ☇ STAR : Jude Law ☇ CRÉDIT : Tumblr ☇ MISSIVES : 40 ☇ ÂGE : 29 ans ☇ STATUT : Célibataire ☇ JUKEBOX : The Importance of Being Idle - Oasis.   | Sujet: Re: Un pour tous... | PV Rosie Ven 6 Jan - 21:34 | |
| « Fred, Edgar a presque fini. Ca va être à toi. »Frederick hocha la tête et tira une dernière bouffée de sa cigarette avant de la laisser tomber sur le sol et de l’écraser avec son talon. Il expira les dernières volutes de fumée de ses poumons et ferma les yeux un court instant, respirant avec calme l’air frais du soir en ce début Janvier 1924. Il n’était pas encore très tard, mais il faisait déjà nuit noire et n’importe qui, en dehors de lui, aurait trouvé qu’il faisait bien trop froid pour rester dehors. Pas Fred. Elevé en Irlande, puis en Allemagne, le mauvais temps était quelque chose qu’il connaissait bien. Et il n’était pas frileux de nature non plus. Il y avait longtemps que le froid n’avait plus d’emprise sur lui, qu’il vienne du dehors comme du dedans. Jetant un dernier coup d’œil à la vue new-yorkaise qui s’offrait à lui depuis la terrasse, il fit demi-tour et rentra dans la loge réservée aux musiciens qui jouaient ce soir-là dans ce nouveau restaurant chic qui venait d’ouvrir près de Times Square. Fred n’y jouait pas très régulièrement, mais un de ses confrères pianistes s’était foulé le poignet et l’avait appelé en urgence pour le remplacer le soir de l’inauguration. Depuis, il arrivait que les responsables de l’établissement le rappellent, environ une fois par mois, pour qu’il joue environ une heure et demie pour les clients assez fortunés qui passaient dîner. Mine de rien, une bonne musique, ça contribuait grandement au prestige de l’établissement et ces gars-là l’avait bien compris. En sortant de la loge, il salua le violoncelliste qui l’avait précédé d’un mouvement de tête et passa frapper à la porte de la chanteuse qui devait l’accompagner sur un ou deux morceaux qu’il montait sur scène, signe qu’elle devait se préparer à le rejoindre quand il le faudrait. Sans se préoccuper de savoir si elle l’avait entendu, il poursuivit sa route à travers les couloirs et s’arrêta juste avant la salle du restaurant. Avisant un miroir juste à côté, il s’inspecta rapidement, réajusta son smoking, et ouvrit la porte. Le brouhaha ouaté caractéristique de ce genre d’établissement arrivait encore plus étouffé à son oreille invalide, mais il ne s’en préoccupa guère, allant directement à son piano pour que l’assistance ne reste pas plus longtemps sans musique de fond. Il s’assit sur le tabouret, ouvrit le clapet du clavier et fit résonner quelques notes pour vérifier qu’il était bien accordé. Il procédait assez étrangement pour cet exercice, se penchant le plus possible sur le cœur du piano et posant la main sur le bois, ces deux manœuvres étant faites pour que non seulement il entende mieux, mais aussi pour qu’il perçoive les vibrations dans l’air et sur l’instrument lui-même, vibrations qu’il avait appris à reconnaître selon la note et si elle était juste… Performance prodigieuse, dont il détenait le savoir-faire de son professeur de piano depuis son enfance. Une fois cette petite formalité accomplie –après tout, qui le regardait ? Ils étaient tous absorbés dans leurs conversations, ou presque – il prit enfin place et se détendit les doigts avant de fermer les yeux, et de commencer à jouer. Il commença par une reprise d’un morceau de Bach, puis enchaîna avec une adaptation personnelle au piano des Quatre Saisons de Vivaldi, une pièce pour orchestre normalement dont il avait repris les principaux thèmes et transcrit pour un seul instrument –le sien. Reconnaissant la musique mais frappés de ne pas l’entendre « comme d’habitude », certains clients levèrent la tête et échangèrent des regards surpris, un demi-sourire aux lèvres, ce sourire qui voulait dire : « mais ouiii, je connais, attends, je vais te dire… » qui amusait le pianiste. Ayant raccourci ce morceau d’anthologie, il changea vingt minutes plus tard de registre et passa à quelque chose de plus actuel, de plus gai aussi, et enfin sa chanteuse vint le rejoindre sur scène. C’était une jolie fille, âgée d’à peine dix-neuf ans mais dotée d’une voix grave et chaude, et elle savait très bien suivre ses consignes et ne les discutait jamais en répétition, respectant son travail et son expérience. Elle lui lança un regard qu’il lui rendit, leva le bras à hauteur de sa tête, battit quatre temps de mesure, et la voix de Lula s’éleva dans la salle en chœur avec la mélodie claire du piano. « … Lost leaves flying Grey sky hanging I see you there Heading nowhere…” Connaissant par cœur les touches du piano, Fred n’avait même pas besoin de baisser les yeux pour savoir ce qu’il jouait, son regard bleu sombre se posait donc soit sur Lula dont la grâce candide, il le sentait, touchait les spectateurs, ou alors il regardait droit devant lui, les yeux dans le vague comme s’il voyait au-delà de la musique un paysage fait d’air et de lumière dont lui seul avait la clé. Parfois ses yeux redescendait vers ses mains qui couraient sur le clavier avec virtuosité, ses nombreuses années de pratique et ses innombrables heures d’entraînement lui ayant acquis une parfaite maîtrise de ses doigts qu’il menait où il voulait par un simple effort de volonté. Cette sensation fluide et absolue avait quelque chose de magique. Il ferma les yeux. Lula et lui jouèrent encore deux morceaux ensemble, et finalement il laissa s’envoler les dernières notes qui restèrent suspendues dans l’air comme des bulles, avant de mourir avec la même délicatesse que celle avec laquelle elles étaient nées. Le silence retomba dans la salle, et une salve d’applaudissements retentit. Frederick se leva et alla rejoindre la petite Lula qui rosissait de plaisir. Ils se prirent la main et saluèrent comme des artistes sous les bravos, et quittèrent la scène. Fuyant les serveurs et autres membres du staff qui voulaient les féliciter, Fred passa par un autre couloir et regagna sa loge sans encombre. Ce n’était pas qu’il n’aimait pas les compliments, mais au milieu d’un groupe de personnes il était toujours mal à l’aise. Tout comprendre et maintenir l’illusion qu’il entendait comme tout le monde était beaucoup plus difficile. Déboutonnant sa veste, il se laissa tomber dans un fauteuil et se passa une main sur les yeux. C’est alors que quelqu’un entra. Evidemment, ayant les yeux fermés, il ne vit ni entendit son amie Rosie… |
|  | | Rosemary C. Bowers-Floyd ROSE ses pétales sont une illusion et chaque épine une réalité. ☇ PRÉNOM : Flora / golden mind. ☇ STAR : Eva Green ☇ CRÉDIT : © bazzart ☇ MISSIVES : 1403 ☇ ÂGE : 32 ans ☇ STATUT : officiellement mariée; comet un adultère pour avoir un enfant; va vivre un amour fusionnel et interdit. ☇ JUKEBOX : falling down ✫ scarlett johansson.   | Sujet: Re: Un pour tous... | PV Rosie Dim 8 Jan - 18:38 | |
| Ma boîte à bijou se referme dans un cliquetis sonore. Mes doigts quittent le dessus en velours rouge et je détache le collier de perle pour en orner mon cou. Ma robe noir cintrée met mes courbes en valeur. Mon décolleté est léger et la robe tombe sur mes épaules pour repartir en V dans mon dos nu jusqu'à mes hanches. Mon rouge à lèvre impeccable fait ressortir le teint de ma peau pur et le maquillage noir de mes yeux rend plus profond encore mon regard océan teinté de reflet vert émeraude. Je soupire quand Russell m'apostrophe depuis en bas, impatient, comme d'habitude. "J'arrive. Ne souhaites-tu pas que ta femme soit plus belle que celle de tes collègues?" J'ai un sourire ironique sur les lèvres qu'il ne peut voir. Mon mari est constamment dans la concurrence avec les politiciens et hommes d'affaires de la ville. Même son épouse - c'est-à-dire moi, peut très vite devenir un objet possible passible de lui faire marquer des points. Je ne faisais que de la figuration dans ce genre de soirée et, ce soir encore, je savais que j'allais m'ennuyer. Mais peut-être pas totalement, finalement. Nous nous rendions dans le restaurant chic dans le Midtown, exactement celui où mon ami d'enfance jouait quelque fois. Je savais qu'il s'y rendait que ponctuellement que ce n'était pas un travail à plein temps, mais il y travaillait à intervalles régulières. Or, cela faisait tout juste un mois qu'il avait usé de sa virtuosité dans le lieu hôtelier. J'espérais que la chance me sourirait et que je pourrai m'éclipser rejoindre mon ami - que je considérais comme un frère, histoire d'oublier les bourreaux de travail avec qui j'étais contrainte de passer la soirée.
Je finis donc de me préparer, soignant mon apparence parce qu'en plus de devoir rester présentable en toute circonstance à cause de mon mari, j'adorais la mode et prendre soin de moi. Voilà bien un des rares points qui me plaisaient dans la vie que m'imposait mon mariage avec Russell. J'habillais mes épaules d'un foulard doré passé sous mes bras et je cherchais le petit sac assorti. Je mis mes escarpins en quatrième vitesse et enfin, je descendis. Un air rieur sur le visage, je rejoignis mon mari et passais mon bras sous le sien qu'il m'offrait. Je voyais à sa tête qu'il n'appréciait pas le temps que je passais dans la salle de bain surtout quand le taxi attendait déjà devant la porte. Je ne m'attendais pas non plus à un compliment ce qui était complètement banni du langage de mon époux. Cela dit, j'étais tout aussi avare de ce genre de paroles sauf quand je tentais désespérément ses faveurs pour qu'il me fasse un enfant. J'avais totalement arrêté tout cela à présent que Gabriel avait accepté de se porter géniteur pour m'offrir la maternité. Quand Frederick apprendrait ce que j'avais demandé à un ami, je ne savais pas comment il réagirait. Ce n'était pas dans ma nature de commettre un adultère ou aller à l'encontre de la volonté de mon mari mais ça en était trop et ça, j'étais sûre que Fred comprendrait. D'ailleurs, j'espérais lui faire rencontrer Gabriel pour la simple et bonne raison que ces deux musiciens ne pouvaient pas se louper, c'était impossible à imaginer pour moi. Je devais forcer leur destin pour que leurs routes se croisent et ne se quittent jamais. J'espérais une vie entourée de tous les deux parce qu'ils me donnaient la force. Noah était l'un d'eux aussi, il fallait croire. Je chassais l'image de Noah dans ma tête alors que j'étais en voiture avec mon mari. La pluie s'abattait sur les vitres et je soupirais, regardant par la fenêtre, une espèce de distance froide s'étant installé entre Russell et moi. Il savait que je détestais ces soirées mais comme il le disait si bien, je n'avais pas le choix.
Je me montrais polie tout du long du repas avec les amis de mon mari mais ma seule envie était de voir sur scène mon ami. Souvent je tournais la tête vers la scène, appréciant la musique du pianiste mais je soupirais car ce n'était tout de même pas comme si c'était Fred. Quand le musicien quitta la scène, je tendis le cou vers celle-ci et mon visage s'éclaira d'un large sourire à la vue de mon ami. Face à mon enthousiasme, mon mari me souffla à l'oreille des questions concernant mon copain d'enfance. Je lui répondis simplement et sincèrement que c'était Frederick, l'irlandais dont je lui parlais souvent et qui était mon ami depuis l'âge de dix ans environ. Il ne pourrait rien y faire, j'avais un amour presque fraternel fou pour Fred et s'y opposer n'aurait servi à rien. C'était peut-être pour cela qu'il acceptait que je le voie mais l'idée de les faire se rencontrer ne m'était jamais venu à l'esprit bien qu'un jour, cela arriverait certainement. J'écoutais mon ami et je fermais même les yeux pour m'évader avec lui dans la musique. Je le savais, rien qu'en écoutant, dans un autre monde là où seuls ses doigts dansant sur l'instrument comptaient. Sa chanteuse était magnifique, aussi bien de par son talent que de par sa beauté. Je taquinerai mon ami sur cette jolie créature, qu'il en soit sûr. À la fin, je ne ménageais pas mon enthousiasme et je me levai, acclamant mon confident en tapant fort dans mes mains comme le faisait bon nombre de tables. Cependant, j'avais été la seule à ma table à me lever et je soupirais en m'excusant, je me rassis aussitôt. J'essaie de participer aux conversations mais je regarde mon ami quitter la scène. Je me mords la lèvre et souffle à l'oreille de mon mari que je vais retrouver Frederick. Il me laisse quitter la table sans scandale mais je sais que j'aurais droit à des reproches une fois rentrés à la maison.
Je me dirige directement vers les loges. Les employés connaissent mon visage parce que j'ai déjà rendu visite à mon ami ici alors qu'il m'avait convié à sa représentation quelques mois plus tôt. Ce soir serait l'occasion de lui faire une proposition et j'espérais que son travail, à mon avis alléchant, l'intéresserait. Je frappais à sa porte mais ne reçus aucune réponse. Je souris parce que je connais mon ami. Il ne se concentre pas sur son environnement en cet instant et n'a donc pas entendu mon arrivée. J'ouvre lentement la porte en souriant, en regardant à l'intérieur. Je souris tendrement, presque maternel - comme je le fais avec toutes les personnes chères à mon cœur, en le trouvant apaisé dans son fauteuil les yeux fermés. Je souris en m'approchant de lui et je souffle à son oreille complètement valide. "Si en plus de pas entendre tu ne regardes plus, on fait comment?" Je ris doucement. Nous sommes habitués à évoquer son handicap et aucun tabou autour de celui-ci n'existe entre nous. Nous pouvons tout évoquer ensemble, tout se dire, sans avoir peur du regard de l'autre. Je lui fais un bisou sur la joue, et j'efface le rouge de mon rouge à lèvre sur sa joue en lui souriant. "Hééé ouiii ! Je suis là! Tu ne t'y attendais pas, j'espère? J'ai réussi ma surprise?" Je ris doucement et je continue à lui parler avec des signes parce que j'ai un tas de choses à lui dire et je sais que c'est plus simple pour lui d'assimiler les informations par ce langage. C'est moins de concentration pour lui. Je lui explique donc que je suis venue avec mon mari et ses amis ennuyants à mourir. Que je vais avoir droit à une scène en rentrant mais que je m'en moque car il me manquait et que je suis contente d'être là. Finalement, je reprends, d'une voix douce en lui souriant tendrement. "Tu as été... parfait! J'en ai eu la chair de poule..." Je le regarde d'un air malicieux en m'asseyant sur l'accoudoir de son fauteuil, la tête tournée vers mon ami. Je finis par dire, des rires dans la voix. "Et ta chanteuse est magnifique. Franchement, comment fais-tu pour encore être célibataire?" Je lui adresse un sourire amusé. Entre nous, c'est aussi ça, les taquineries et les rires. Au moins, ce soir, je rentrerai le cœur léger même si mon mari ne tarderait pas à casser ma joie... |
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