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E. Gabriel Johnson ADMIN ♕ Keep calm and eat your Brioche ☇ PRÉNOM : Léa ☇ STAR : Ben Barnes ☇ CRÉDIT : lux aeterna & tumblr ☇ MISSIVES : 2183 ☇ ÂGE : 25 YO ☇ STATUT : Fiancé malgré lui ☇ JUKEBOX : Some of these days ▬ Sophie Tucker   | Sujet: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Dim 8 Jan - 20:22 | |
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how can we sleep when our beds are burning Bienvenue dans le merveilleux sujet de Gabriel Johnson qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Rosemary Bowers Floyd. Actuellement ils font un sujet privé. N’est ce pas merveilleux ? L’histoire se déroule début janvier de cette nouvelle année 1924 en début d'après-midi alors que la météo est particulièrement agréable et douce; une brise fraîche rappelle l'hiver qu'un soleil clair pourrait faire oublier. A présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Il y a un mois, Rosemary était venue voir Gabriel au Palace afin de lui soumettre une requête des plus folles. Un enfant. Une faveur qui fut acceptée par le jeune homme, malgré tous les risques que cela allait leur faire encourir. Rose, ce jour, demanda à Gabriel de se rendre chez elle. Un esprit de vengeance commun les pousse à se voir dans la maison de Russell.
crédit © un's 
I'm an Englishman in New York I don't drink coffee I take tea my dear. I like my toast done on one side, and you can hear it in my accent when I talk. See me walking down Fifth Avenue, a walking cane here at my side. I take it everywhere I walk. I'm an alien, I'm a legal alien. If, "Manners maketh man" as someone said, then he's the hero of the day. It takes a man to suffer ignorance and smile. Be yourself no matter what they say. |
|  | | E. Gabriel Johnson ADMIN ♕ Keep calm and eat your Brioche ☇ PRÉNOM : Léa ☇ STAR : Ben Barnes ☇ CRÉDIT : lux aeterna & tumblr ☇ MISSIVES : 2183 ☇ ÂGE : 25 YO ☇ STATUT : Fiancé malgré lui ☇ JUKEBOX : Some of these days ▬ Sophie Tucker   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Dim 8 Jan - 21:31 | |
| Le téléphone sonne. Je hais la sonnerie de ce truc. Strident, désagréable. Mes tympans délicats sont agressés à chaque fois que je reçois un appel. J’ai beau être un fervent admirateur des nouvelles technologies, celle-ci a le don de me taper sur les nerfs. Pourquoi ne puis-je pas être réveillé par l’odeur d’un café chaud plus souvent ? Pourquoi faut-il que ce soit ce son, semblable à des ongles sur un tableau noir, qui me fasse ouvrir les yeux ? Je grogne mon mécontentement, incapable d’articuler quoi que ce soit, et conservant mes paupières closes je me tourne difficilement sur mon côté droit, attrape l’un de mes nombreux oreillers et l’écrase sur ma tête. Cela est loin d’être suffisant pour que le son du téléphone ne parvienne pas jusqu’à mes oreilles, mais cela l’atténue quelque peu. Avec de la chance, je pourrais même me rendormir si la personne au bout du fil n’est pas d’humeur à insister. J’ai besoin de sommeil, j’en manque bien trop. Au train où je m’efforce de travailler, d’enchainer chaque jour l’administration du Palace et celle du Please Don’t Tell, je vais finir par m’installer un lit dans chacun de mes bureaux histoire d’arrêter de m’endormir sur la paperasse. Faute que l’on parvienne à me convaincre d’engager une secrétaire, ou n’importe qui pouvant me soulager de cette masse de travail, j’avais décidé de m’accorder une longue grasse matinée afin de me revigorer, m’interdisant de me lever avant onze heures. Il semblerait que le destin en a décidé autrement. Par curiosité, je soulève légèrement l’oreiller afin de dégager ma vue. Je lis l’heure à laquelle cet appel inopportun m’arrache de mes songes ; la mi-journée est passée. Ah. On frappe finalement à ma porte. Le vieil homme que j’ai récemment engagé comme domestique tient le téléphone entre ses mains. Je n’ai pas encore retenu son nom, et vu ma piètre mémoire des appellations, je ne suis pas prêt de le nommer autrement que Monsieur avant des semaines. « Madame Boyers-Floyd à l’appareil, Monsieur, désirez-vous prendre l’appel ? » J’envoie balader le coussin qui couvrait mon visage et ouvre difficilement un œil. Les rideaux sont ouverts, je dormais si profondément que je n’avais pas entendu mon Majordome les tirer. La lumière m’agresse la rétine ; j’ai déjà connu mieux comme réveil. Je me lève finalement, fais quelques pas semi-chancelants vers le vieil homme. « Donnez-moi ça, merci. » Je saisis le combiné et tente d’avoir l’air moins immergeant que je le suis. Rosemary est bel et bien au bout du fil. Elle souhaite me voir aujourd’hui, et, hormis nous, Dieu seul sait pourquoi. J’accepte. Elle me fixe rendez-vous chez elle. Je grimace, mais acquiesce une fois encore. Je ne sais pas vraiment pourquoi l’idée de la voir dans la demeure de Russell me chiffonne, me met mal à l’aise. Mais je ne me voyais pas refuser pour une raison qui m’échappait moi-même. Elle raccroche sur ce. Je tends le téléphone au Majordome. « Règle numéro 1, mon cher. On ne m’appelle pas Monsieur dans ma propre demeure. Et jamais, jamais on ne m’appelle par mon prénom. C’est Gabriel. Et uniquement Gabriel. Vous me copiez ? » Il hoche la tête en silence et quitte la chambre. Lorsqu’il revient, il porte le déjeuner sur un plateau d’une main, et des habits propres dans l’autre. Un Majordome, ça change la vie. Néanmoins, je toise les vêtements qui me sont proposés. Mon naturel colérique refait surface lorsque je m’exclame ; « C’est de la mode Américaine ça ! Vous vous payez ma tête ?! »
J’arrive devant la demeure de Rosemary à l’heure prévue. Une véritable performance de ma part, puisque je ne suis jamais à l’heure au moindre de mes rendez-vous habituellement. Je remercie mon chauffeur et le congédie ; me connaissant, je préfèrerais rentrer à pied, m’accordant un large détour afin de réfléchir, penser. Et à moins de me découvrir une réelle envie de retourner à mon appartement, j’irai directement au Palace récupérer quelques papiers dont je m’occuperai ce soir. Quoi que, tout cela n’est qu’une hypothèse. Mais je suis constamment en train de réfléchir aux choses que j’ai à faire. Je travaille trop. La boulimie du travail qu’avait mon père commence à m’affecter. Cette pensée m’horrifie. Non, à bas mes plans. Je rentrerai chez moi et enverrai une longue lettre à ma famille en Angleterre. Qu’ils sachent à quel point ils me manquent. La voiture est déjà loin, aucune marche arrière n’est possible semble-t-il. Je retrouve cette boule tordant mon estomac, cette sensation étrange que je n’ai toujours pas réussi à décrypter. Je trouverais ridicule que ce soit de la peur ou une quelconque crainte, autant que j’aurais honte qu’il s’agisse de hâte. Cela ressemble en tout point, à vrai dire, à du trac. Ce même sentiment qu’éprouvent les artistes avant d’entrer en scène. J’ouvre le portillon et pénètre dans un jardin des plus somptueux. Ce n’est pas la première fois que je me rends dans cette maison de la cinquième avenue. Des réceptions, et autres soirées mondaines, ont parfois lieu. Je ne m’y rends que pour y faire bonne figure, montrer que je suis présent, sourire, serrer quelques mains, et surtout tenir compagnie à mon amie. La politique est loin de m’intéresser, malgré quelques encouragements de certaines de mes relations visant à me faire songer cette perspective de carrière. Mais ce sont des aliénés ; il faudrait pour cela que j’accepte une naturalisation américaine. Et ça, jamais. Une fois le jardin traversé, je monte les quelques marches menant à la porte d’entrée. Face à l’immense demeure, je me sens insignifiant. Je comprendrais qu’un grand nombre d’invités décident de rebrousser chemin parfois tant cette porte est imposante. J’inspire un grand coup. Mon automatisme consistant à ajuster mon gant trahit une certaine inquiétude. Mais cette inquiétude est injustifiée ; Russell n’est pas censé être présent, il n’y a que Rosemary pour pouvoir m’accueillir. C’est d’ailleurs la jeune femme qui se tient devant moi lorsque la porte s’ouvre. « Bonjour, Rosy. » Un sourire apparait sur mon visage comme par magie. Le trac s’envole alors que je pose un pieds dans la demeure.

I'm an Englishman in New York I don't drink coffee I take tea my dear. I like my toast done on one side, and you can hear it in my accent when I talk. See me walking down Fifth Avenue, a walking cane here at my side. I take it everywhere I walk. I'm an alien, I'm a legal alien. If, "Manners maketh man" as someone said, then he's the hero of the day. It takes a man to suffer ignorance and smile. Be yourself no matter what they say. |
|  | | Rosemary C. Bowers-Floyd ROSE ses pétales sont une illusion et chaque épine une réalité. ☇ PRÉNOM : Flora / golden mind. ☇ STAR : Eva Green ☇ CRÉDIT : © bazzart ☇ MISSIVES : 1403 ☇ ÂGE : 32 ans ☇ STATUT : officiellement mariée; comet un adultère pour avoir un enfant; va vivre un amour fusionnel et interdit. ☇ JUKEBOX : falling down ✫ scarlett johansson.   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Dim 15 Jan - 15:36 | |
| Un mois venait de passer depuis ma visite au Palace Theatre à Gabriel. Je l'avais vu depuis mais notre deal n'avait pas commencé, si on peut dire ainsi. Je savais que le moment du mois était propice à faire un enfant et je tournais depuis de bonne heure dans ma maison, incapable de m'appliquer à quelconque activité ménagère. Je me sentais nerveuse à l'idée de voir Gabriel et pourtant, tout était clair entre nous. Dans son bureau, un mois plus tôt, nous nous étions mis d'accord sur cette relation qui s'installait entre nous. C'était peut-être mon manque d'expérience dans le domaine qui faisait submerger mes émotions, ou peut-être le fait que ce soit Gabriel. Il était mon ami et le découvrir sous le statut d'amant me rendait inconfortable. Nous serions amants. Ce lien me faisait bizarre parce que je me rendais compte que j'allais commettre un adultère. Une partie de moi me blâmait, l'autre me congratulait d'enfin avoir la force de caractère de me soulever contre mon mari de la meilleure façon qu'il soit pour me venger du mal qu'il me faisait inconsciemment, une douleur morale qui me meurtrissait au fil du temps. Si je devenais mère, j'oublierai cette envie de revanche car j'atteindrais le bonheur absolu. Je ne désirais pas d'un enfant pour contredire mon mari et me révolter, non, mon sentiment de révolte était né à force de désirer cet enfant. Ce désir me transcendait chaque jour qui passait et ce fut peut-être la raison pour laquelle, en début d'après-midi, enfin, je pris mon téléphone pour contacter Gabriel. "Bonjour. Je souhaiterai une communication avec monsieur Eugène Gabriel Johnson... Merci." Je patiente, avant de sourire en entendant la voix de mon ami. Je lui propose de venir chez moi aujourd'hui. Le lieu n'est pas anodin, j'en prends conscience. Tromper mon mari sous son propre toit et un peu ma manière de lui dire ce que jamais je n'oserai lui dire en face, ce qui n'est pas joli dans la bouche d'une femme. Je souris en coin, l'air à la fois content et vicieux en raccrochant. Gabriel a compris pourquoi je souhaitais le voir, c'était évident.
En l'attendant, je fais les cents pas dans la chambre. Je pose un problème dans ma tête, j'en saisis les enjeux et je conclus. Je resterai naturelle, je ne veux pas sortir le grand jeu. Je resterai Rosie, son amie qu'il connait. Mes tenues sexy réservées à Russell restent au placard. De toute façon, même pour Russell, j'ai cessé de les mettre depuis que j'ai compris que ce ne sont pas quelques dentelles et sous-vêtements de soie qui le feront craquer au risque que je tombe enceinte. La confiance en lui de Russell le perdra. Je lui ferai croire que l'enfant est de lui si mes ébats avec Gabriel portent leurs fruits. Mon médecin affirmera que mes périodes ont été décalé et que, de ce fait, ses calculs n'étaient plus bons. Combien de fois avais eus-je l'envie de brûler le calendrier caché dans son bureau sur lequel mes périodes menstruelles étaient décrites. Une honte, une violation de mon intimité qui me rabaissait au plus haut point. Je passais à la salle de bain, me parfume légèrement et ajuste mon apparence. Tout est impeccablement contrôlé physiquement alors que mentalement, c'est le grand bazar. Je ferme les yeux. J'inspire et j'expire fortement, faisant monter et descendre mes épaules en exagérant. Je me calme comme je peux, cette technique a l'air de marcher bien que je me trouve ridicule, mais personne n'est là pour me voir après tout. J'ouvre grands les yeux, et cet instant de relaxation ne sert plus à rien quand j'entends sonner. Je passe mes mains sur ma robe pour la lisser , vérifie mon décolleté impeccable, je vérifie que le noeud de mon petit foulard au ras du cou est bien fait. Je soupire longuement et je descends. "Voilà , voilà, j'arrive" Bizarrement, je souris largement en arrivant à la porte d'entrée. J'ai hâte de voir mon ami, je me sens tellement moi-même avec lui et il me remonte le moral, toujours. J'ouvre et mon sourire s'élargit encore alors que Gabriel me souhaite le bonjour.
Je l'invite rapidement à entrer, ma main dans son dos le poussant doucement à l'intérieur de la villa. Je referme lentement la porte, peu rassurée en regardant la rue en même temps, craignant d'être vue. Personne n'était là, je suis soulagée en fermant à clé et je me tourne vers mon ami d'un air entrain en tapant dans mes mains. "Alors? Tu me racontes quoi?" Je m'approche de lui et je lui fais un bisou au creux des lèvres avant de lui prendre sa main, et je l'entraîne sur le canapé du salon, m'asseyant à côté de lui, croisant les jambes les mains sur mes genoux, le dos bien droit. Et là, je me blâme intérieurement. Rosie, tu as l'air d'avoir un balai coincé dans le derrière. Je m'avachis au fond du canapé et je lui souris, l'air plus décontractée. "Tu veux boire un thé, un café? Quelque chose de plus fort?" Je lui fais un clin d’œil. "Russell n'approuve pas beaucoup la prohibition comme tu sais. Ceux qui l'ont mis en place sont ses principaux rivaux haha." Je me lève et je vais vers la cuisine, parlant assez fort depuis la pièce pour que ma voix porte jusqu'à mon ami. "ça se passe bien au Please Don't Tell ces temps-ci? Tu n'as pas eu de problème avec ça?" Je passe ma tête dans la porte en souriant à mon ami avant de disparaître à nouveau pour servir les verres. Je ne sais pas si ça viendra naturellement ou pas; mais peu importe, les moments avec Gabe sont toujours agréables. |
|  | | E. Gabriel Johnson ADMIN ♕ Keep calm and eat your Brioche ☇ PRÉNOM : Léa ☇ STAR : Ben Barnes ☇ CRÉDIT : lux aeterna & tumblr ☇ MISSIVES : 2183 ☇ ÂGE : 25 YO ☇ STATUT : Fiancé malgré lui ☇ JUKEBOX : Some of these days ▬ Sophie Tucker   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Dim 15 Jan - 21:26 | |
| Laisser aller, et voir au fur et à mesure. C’est ce qui s’est imposé à moi, comme une évidence, lorsque la porte s’ouvrit et que la mine chaleureuse de Rosemary apparut. A vrai dire, c’est ainsi que j’agis souvent. Tenter d’y déroger me semble soudainement imbécile. Pourquoi serais-je quelqu’un d’autre que moi-même, soudainement ? Quel rôle devrais-je jouer ? Je suis désormais l’amant, mais cela ne change rien à ma manière d’être. Ni à l’amitié qui m’unit à Rosy. Ce n’était qu’un titre, un statut douteux. Rien d’autre qu’un mot. Et démantelé, lettre par lettre, il s’était évanoui dans les airs. Avec la jeune femme, je suis en confiance. Près d’elle, j’ai ce sentiment de sécurité, quelque peu précaire, mais je sais que je peux prendre appui sur son épaule lorsque j’en avais besoin. Nous sommes là l’un pour l’autre, nous nous sommes acceptés et appréciés ainsi depuis le départ. Je ne vois rien de tout cela changer, malgré tout. Mais rien n’est fait, et il se pourrait que mes pensées changent du tout au tout une fois l’après arrivé. Et si notre lien s’en voyait entaché ? J’ai cette crainte, mais je la dissimule. Je me contente d’avoir foi en l’avenir. Et de croiser les doigts.
J’entre dans la villa, accroche ma veste au porte-manteau –sublime ouvrage en chêne art déco, tout en courbes et en finesse. A peine mon attention se porta sur Rosemary que celle-ci s’avance pour m’embrasser furtivement. Amusé par son engouement, mon sourire s’élargit. Paradoxalement, cette femme ayant la maturité pour désirer un enfant avec une telle ferveur ressemblait à cet instant à une petite fille, en tapant ainsi dans ses mains. M’accompagnant jusqu’au salon –merveille d’architecture, lumineux et chaleureux- je lui réponds ; « Des affaires, comme toujours. Le contrat de Tucker va prendre fin, quel dommage… Je ne sais pas ce que je vais faire de mes soirées de travail sans elle. » Ma magnifique Sophie Tucker va terriblement me manquer. Bien qu’elle m’ai promis de réserver la scène une fois de temps en temps, elle doit s’en aller à la rencontre de nouveau public, dans d’autres villes. Comment pouvait-elle quitter New-York ? Comment pouvait-elle me quitter moi ? Sa musique est une telle source de réconfort, les soirs où le travail m’accable trop pour que je me rendre au bar. Elle provoque en moi l’équivalent d’un orgasme auditif lorsque sa voix résonne dans tout le Palace. Elle est merveilleuse… Je soupire, songeant que, bientôt, elle sera remplacée. Mais je doute que qui que ce soit ne lui aille à la cheville. Quoi que je manque certainement d’objectivité. Passant d’un sujet à l’autre, je reprends ; « Alice a été prise par la police au B-Flat. Tu sais, cette histoire de perquisition au Jour de l’An. Elle travaillait comme serveuse là-bas, elle ne me l’avait même pas dit. Tss… Quel gâchis. » J’espére désormais qu’elle en avait terminé avec cette affaire, ou qu’elle n’aura pas plus d’ennuis que cela. Une enquête sur elle mènerait droit au Please Don’t Tell… Et je ne veux même pas penser au nombre de pattes à graisser pour que cela n’arrive pas, et que la jeune femme soit laissée tranquille. C’est un cauchemar qui se profile à l’horizon. Je ne suis pas au dollar près, mais j’ai assez peur pour mes finances et mes affaires depuis cette descente de police. Néanmoins, je n’ai pas perdu de clients, au contraire. Les anciens du B-Flat se réfugient ailleurs, dont chez moi, je ne peux qu’en être satisfait. Je n’ai rien contre me faire de nouveaux habitués. Puis me vient à l’esprit un habitué en particulier. Une habituée, en réalité. « Et puis, j’ai rencontré une jeune femme, au bar. Un peu… étrange. Saoule surtout. Et… Oh, je ne sais pas, c’est sans intérêt. » Je hausse les épaules, me rendant contre que je pensais à voix haute surtout. Je ne sais pas quoi en dire moi-même.
La voix de Rosy s’échappe de la cuisine, me proposant un verre. Boire de l’alcool dans la demeure d’un politicien, celle de Russell d’ailleurs, qui remplissait sa cave grâce à moi, est à mes yeux la plus grande provocation que je puisse commettre derrière son dos. Après coucher avec sa femme sous son toit, bien sûr. Après une courte réflexion, je réponds à travers la pièce. « Si tu sais où Russell a caché le Bordeaux hors de prix que je me suis saigné à lui trouver, j’en apprécierai un verre. Sinon, un thé. » Oui, en bon Anglais, à toute heure, je bois du thé. Je n’ai pas tellement envie de quelque chose de fort, et à vrai dire un verre de vin rouge me conviendrait parfaitement, ajoutant sa touche de rondeur et de sensualité à notre entrevue. Mais je me doutais que l’époux de Rosemary serait du genre à fermer sa cave à clé, et cacher celle-ci dans un coffre, lui-même fermé à clé, et dont il garderait ce sésame dans quelque cachette secrète afin de rendre ses bouteilles hors de portée de sa femme. Auquel cas, l’indémodable thé ferait tout aussi bien l’affaire.
Seul dans le salon depuis quelques minutes, et déjà bien trop longtemps, je me lève du canapé et fais quelques pas dans la pièce. J’admire les tableaux aux murs, chaque élément de décoration. La pièce est accueillante, mais j’y ressens un malaise. Etant proche de la maîtresse de maison, je vois parfaitement le caractère superficiel de cet environnement. Une même ambiance régne chez moi. Après quelques mètres, je me dirige vers la cuisine où se trouve Rosemary. Celle-ci me demande ce qu’il en est du PDT. J’apparais, silencieusement, dans l’encadrement de la porte, appuyé contre le cadre. « Aucun problème dernièrement, heureusement. » fais-je simplement avec un sourire. Quand bien même il y en aurait, je ne lui dirai pas à cet instant. Je ne veux vraiment pas que les affaires aient droit à une part même momentanée de la conversation, pas avec Rosy. « D’ailleurs, où est Russell ? » demande-je finalement. Uniquement dans le but de savoir à quelle distance se trouve le politicien, et pour combien de temps. Question d’organisation, vous voyez.

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|  | | Rosemary C. Bowers-Floyd ROSE ses pétales sont une illusion et chaque épine une réalité. ☇ PRÉNOM : Flora / golden mind. ☇ STAR : Eva Green ☇ CRÉDIT : © bazzart ☇ MISSIVES : 1403 ☇ ÂGE : 32 ans ☇ STATUT : officiellement mariée; comet un adultère pour avoir un enfant; va vivre un amour fusionnel et interdit. ☇ JUKEBOX : falling down ✫ scarlett johansson.   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Dim 29 Jan - 15:33 | |
| Dès que le visage de Gabriel était paru, tous mes doutes s'étaient envolés. J'aimais sa présence et la rencontre prit un air de discussion entre amis toute simpliste, comme nous avions l'habitude d'avoir tous les deux. J'aimais l'entendre me parler de ses histoires. Certainement parce que ma vie était bien moins intéressante que la sienne. De nature conviviale, je m'étais assise à ses côtés et l'écoutait avec intérêt me raconter mes dernières nouvelles. « Des affaires, comme toujours. Le contrat de Tucker va prendre fin, quel dommage… Je ne sais pas ce que je vais faire de mes soirées de travail sans elle. » Je levai les yeux au ciel et je soupirais avant de rire à la fin de sa phrase. « Les affaires. Quelle horreur. C'était bien pour toi d'avoir quelqu'un que tu apprécies. Et bien je pourrai toujours venir là où tu seras convié si Russell l'est aussi. Il n'aime pas me voir rire et m'amuser avec toi. Et je dois dire... que j'adore ça! » Je lui fis un clin d'oeil entendu. Gabriel était mon seul ami au courant de mon ras le bol envers mon mari, le seul à être au courant du mal être qui me rongeait ces dernières années et qui ne faisait que grandir avec le temps qui passait. « C'est vrai que Tucker est vraiment douée... À ce propos, j'ai un ami qui est à New-York depuis peu. Je ne m'y connais pas aussi bien que toi... mais je suis certaine que c'est un vrai virtuose... un pianiste... merveilleux. Si ça t'intéresse, je pourrai vous faire vous rencontrer prochainement? » Je lui souris gentiment en pensant à Fred qui serait ravi d'obtenir un contrat sur un long terme, de pouvoir se stabiliser un peu dans sa situation professionnelle.
Nous discutons beaucoup et Gabriel lance un nouveau sujet. Il me parle de sa serveuse avec qui j'entretiens une relation assez étrange. Je n'ai jamais compris pourquoi elle était désagréable avec moi du coup, j'ai développé envers elle un sentiment antipathique. « Alice a été prise par la police au B-Flat. Tu sais, cette histoire de perquisition au Jour de l’An. Elle travaillait comme serveuse là-bas, elle ne me l’avait même pas dit. Tss… Quel gâchis. » J'ouvre de grands yeux, amusée, alors qu'il me parle d'une fille qu'il a rencontré au bar, mais je ne suis plus concentrée sur ses paroles. Je pense à la soirée du nouvel an au B-flat... et je me cache derrière mon foulard alors que je rougis. Je ne peux m'empêcher de rire au souvenir de cette magnifique soirée que j'ai passé en compagnie de Noah. Je ne peux cacher ça à mon ami et je débite un flot de parole à une rapidité qui me laisse perplexe quant à leur compréhension claire; « HAHA. Gabe, tu devineras jamais! J'étais à cette soirée. Quand les autorités ont débarqué, je me suis faite entraînée dans les rues de derrière. On a pris la fuite et.. HAHA, quelle adrénaline, je n'avais jamais fait ça de ma vie! La liberté, c'est vrai excitant. » Je me mords la lèvre et je baisse les yeux. J'ai un regard amoureux, mais je ne sais pas que c'est ça. L'amour? Connais pas. Je secoue la tête en riant en pensant à Noah. Je me mords la lèvre ensuite et j'ai un air idiot en fixant au loin, un point inconnu. Je pense à notre baiser. Finalement, je secoue la tête en sortant de mon air songeur et je souris largement à Gabriel. Je tape doucement sa cuisse de ma main en me levant et je lui propose un verre. Je me dirige vers la cuisine en attendant sa réponse.
Je rigole à sa réponse. Russell n'a aucun secret pour mon ami qui le connaît bien. « Désolé mon cher, ce sera un thé. Je sais où la cave, je sais l'ouvrir, je sais prendre toutes les bouteilles, même les grands crus, je sais même les ouvrir. Mais vois-tu, si Russell descend à la cave et qu'il a le malheur de découvrir que son Bordeaux est à moitié vide - ou à moitié plein d'ailleurs hein, et bien... je ne suis pas sûre que tu puisses me revoir un autre jour. » Je rigole doucement alors que j'entreprends de faire bouillir de l'eau pour nos thés. Je prends pendant ce temps des nouvelles du PDT et je souris à mon ami qui m'a rejointe dans la cuisine. Finalement, Gabriel pose la question inévitable. « D’ailleurs, où est Russell ? » Je me mords la lèvre et je le rejoins dans le cadre de la porte où je pose ma tête contre le bois. Je lui souris et je réponds doucement, le ton plein de sous-entendus. « Russell est au Gouvernement. Il est parti cinq minutes avant que je ne t'appelle. Ensuite, il doit rencontrer des hommes d'affaire de l'étranger. Un loooong dîner très ennuyant y fera suite... pendant ce temps, personnellement... je compte bien m'amuser un peu... » Je souris largement et je suis interrompue par la bouilloire qui se met à siffler attestant que l'eau est bouillante. L'eau est-elle le seul corps chimique à être bouillant en cet instant? Je rigole intérieurement. Je défais les sachets de thé et je les immerge de la substance juste sortie du feu. Je pose nos tasses sur la table et je l'invite à s'asseoir, avant de faire de même en face de lui. Je souffle sur ma boisson sans lâcher mon ami des yeux alors que j'enlève ma chaussure sous la table. Doucement Rose. Vas-y pas à pas... |
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| Mon esprit, je me l’imagine toujours sous la forme d’une immense bibliothèque. Le rayon des affaires, le rayon de la musique, entre les deux, le rayon des affaires musicales. Et je vagabonde entre ces allées, attrapant un ouvrage au passage lorsque son sujet est de mise dans la réalité. Mais comme à mon habitude, je jongle avec vingt livres à la fois. Mon esprit est une bibliothèque, mais aussi un désordre organisé, trop encombré, un brin délabré, comme une chambre d’adolescent. En résumé, je pense bien trop, trop souvent. A vrai dire, je ne cesse d’être en proie à cette multitude de pensées que lorsque mes mains entrent en contact avec le clavier d’un piano –et, autant être franc, dans les bras d’une femme. Et le reste du temps, je calcule mes déplacements avec six coups d’avance. Je crois que me noyer dans les pensées du travail parvient à me faire oublier que celui-ci me déplaît, n’ayant plus la place pour quelque vague de complainte. Quoi que cela arrive toujours. L’esprit constamment encombré, je ne sais jamais que dire, ni par où commencer, lorsque l’on me demande des nouvelles. Alors je lance quelques phrases résumant les évènements de ma vie à Rosemary. Ce qui me semble valoir la peine d’être dit. La jeune femme me connait assez bien, depuis peut-être un an que nous nous fréquentons, ce que je trouve bien pratique dans ces moments-là. Elle sait comment rattraper mes phrases à la volée.
Tandis que je lui fais part de mon désespoir à l’idée de savoir mon artiste vedette loin de moi, Rosemary, avec la subtilité qui lui est propre, me glisse un mot à propos d’un ami dont elle admire les talents de pianiste. A savoir que je ne m’engage que rarement sur ce genre de pistonnage, et que je fonctionne au coup de foudre, je ne traite les amis de mes amis d’aucune autre manière qu’un autre artiste dans le cadre d’une audition pour un emploi dans mes établissements. J’hoche alors simplement la tête ; je ne me méfie pas du jugement sur la qualité du doigté du pianiste qu’elle désire me faire rencontrer, mais je ne me fie qu’à ma seule opinion. « Je serais ravi de le rencontrer. » fais-je, avec un fin sourire. Et déjà, un recoin de mon cerveau travaille à la recherche du jour propice à cette entrevue. Il me semble soudainement vital de décrocher de temps en temps. Je commence à respirer pour le travail. Je finirais comme mon père ; c’est hors de question.
Rosy est soudainement toute excitée par la perquisition du B-Flat qui me cause tant de tracas. Elle sautille presque, elle retrouve sa moue enfantine qui lui va à ravir. Son petit rire retentit, éclat authentique dans ce cadre superficiel. J’aime à la voir me parler de ces petites choses qui font qu’elle se trouve une forme de liberté. J’ai souvent l’impression qu’elle parvient mieux que moi à échapper à l’emprise de Russell. Je suis sous sa botte, et elle, lui file peu à peu entre les doigts. Il m’est jouissif de l’y aider, et d’être celui qui sait, un peu comme le maître ressent de la fierté vis-à-vis des progrès de son élève. Comme elle-même me le disait, je finirais par connaitre la femme de Russell mieux que celui-ci. Mon visage manque d’expression, je le crains. Je suis trop occupé à observer la jeune femme, à apprécier la vue de son charmant sourire trahissant son épanouissement, cette petite étincelle que je décèle dans son regard et que je ne lui connaissais pas. Seule l’esquisse d’un sourire étire discrètement mes lèvres ; heureuse, elle serait si belle.
Le verre de vin m’est refusé, malheureusement. Ma déception demeure en demi-teinte ; je me doutais bien qu’il serait bien trop beau d’avoir le beurre et l’argent du beurre dans la même journée. Mais je crois bien pouvoir me contenter de ce qui me sera donné. A savoir, un thé. La bouilloire remplie d’eau attend sur le feu. Rosemary s’approche de moi avant de répondre à la fameuse interrogation ; où se trouve Russell. « Russell est au Gouvernement. Il est parti cinq minutes avant que je ne t'appelle. Ensuite, il doit rencontrer des hommes d'affaire de l'étranger. Un loooong dîné très ennuyant y fera suite... pendant ce temps, personnellement... je compte bien m'amuser un peu... » Ses paroles sont pleines de sous-entendus, et je ne suis pas sourd. Je lui adresse un sourire, en réponse au sien. Et le regard allant de pair. Un pincement de lèvres tandis qu’elle me tourne le dos pour s’occuper de la bouilloire sifflante. Une pensée pour Camille, qui serait plié de rire s’il savait. Je ne veux même pas m’imaginer à quelles remarques j’aurais droit. « Je suis bien d’accord. » dis-je en suivant la jeune femme retournant au salon.
Nous nous installons, l’un en face de l’autre. J’avoue être quelque peu amusé de voir une Américaine prendre un thé ; je crois que cela n’est pas réellement dans leurs habitudes. Jusqu’à ce que je me souvienne que Rosemary n’est pas Américaine d’origine, mais Européenne, comme je le suis. Elle souffle sur sa tasse, la mienne demeure sur la table, à refroidir. Je ne résiste pas à la tentation de m’allumer une cigarette et en dépose une au bord de mes lèvres. « Une autre bouffée de liberté, Madame ? » je demande avec un sourire joueur, m’approchant un peu d’elle et lui tendant le paquet de Lucky Strike. Je fais mine de ne pas remarquer son pied déchaussé, quoi que mon sourire me trahisse. Un petit président français peu crédible, bien des années plus tard, dira que "parfois, l'attente fait monter le désir" –sûrement la phrase la plus censée de son quinquennat.

I'm an Englishman in New York I don't drink coffee I take tea my dear. I like my toast done on one side, and you can hear it in my accent when I talk. See me walking down Fifth Avenue, a walking cane here at my side. I take it everywhere I walk. I'm an alien, I'm a legal alien. If, "Manners maketh man" as someone said, then he's the hero of the day. It takes a man to suffer ignorance and smile. Be yourself no matter what they say. |
|  | | Rosemary C. Bowers-Floyd ROSE ses pétales sont une illusion et chaque épine une réalité. ☇ PRÉNOM : Flora / golden mind. ☇ STAR : Eva Green ☇ CRÉDIT : © bazzart ☇ MISSIVES : 1403 ☇ ÂGE : 32 ans ☇ STATUT : officiellement mariée; comet un adultère pour avoir un enfant; va vivre un amour fusionnel et interdit. ☇ JUKEBOX : falling down ✫ scarlett johansson.   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Dim 5 Fév - 20:36 | |
| La compagnie de Gabriel me ressourçait toujours. Il suffisait même que je vois son visage pour que le mien s'illumine d'un grand sourire. Peut-être parce qu'il était celui qui me laissait le mieux à New-York, hormis Fred. Gabriel connaissant mon mal être, j'avais réussi à me confier à lui bon nombre de fois à lui et il était devenu la principale personne qui savait que je désirais mon émancipation, afin de respirer une grande bouffée de liberté. Assis sur le sofa du salon, nous nous donnions quelques nouvelles avant que je ne lui fasse part de mon ressenti quant à la fibre artistique de mon ami Fred. Je tapais dans mes mains en souriant quand il accepta de rencontrer Fred. J'étais certaine que les deux hommes s'entendraient à merveille et je me tus à propos du handicap de Fred. Je voulais que Gabriel découvre par lui-même qu'on pouvait vivre en assumant ce qui n'était pas commun à tous. Pour Fred, c'était sa surdité, pour Gabriel, sa main gantée que je n'avais jamais vu. Il fallait dire que je ne lui avais jamais posé aucune question là dessus, et il ne m'en avait rien dit non plus. Peut-être préférait-il étouffer le sujet, et mon silence à ce propos l'arrangeait bien ou peut-être vivait-il tellement bien avec qu'il n'y pensait jamais? J'optais cependant tout de même pour la première solution.
Gabriel me parle ensuite du B-Flat et j'oublie aussitôt sa main gantée, Noah occupe désormais tout mon esprit. Je ne remarque pas l'air étrange de Gabriel, c'est vrai qu'il doit se demander pourquoi j'ai l'air béat comme ça, ce n'est pas dans mes habitudes de me sentir émoustiller pour un homme. N'empêche que Noah fait que je me comporte exactement à l'opposé de comme je me suis en temps banale, si j'ose dire. Car, à l'évidence, la situation, sur mon sofa dans mon salon, n'a rien de très banale. Alors que nous buvons nos thés - me voilà telle une anglaise à prendre les habitudes de mon anglais d'ami, ou devrais-je dire, amant - je déchausse mon pied droit discrètement et approche ma jambe de la sienne bien que mes jambes sont croisées. Je souris quand il s'approche de moi en me proposant une cigarette. Le souvenir de ma première bouffée de tabac est mémorable, et s'est faite en compagnie de Gabriel, naturellement, puisqu'il semble être l'amalgame parfaite avec mon envie de liberté. Encore une fois, en voilà la preuve; « Une autre bouffée de liberté, Madame ? » Je ris de bon cœur alors que je glisse lentement ma jambe entre les siennes, sans le toucher cependant, discrètement alors que je réponds. « Et comment ! Avec plaisir. » Je prends du bout des doigts une cigarette dans le paquet que je glisse entre mes lèvres, sensuelle. Mes lèvres rouges coincent le rouleau de tabac alors que je m'avance un peu plus de Gabriel, lèvres tendues, afin qu'il allume la cigarette.
Cela fait, je tire une première latte, et je souris en expirant le premier nuage de fumée qui vient flotter au dessus de nous. Là, j'ouvre de grands yeux. « Mince, non! Ouvre la fenêtre, ouvre la fenêtre. Je n'ai pas le droit, ici. Si Russell sent l'odeur de la fumée, je n'imagine même pas l'interrogatoire que je vais subir! » Je soupire en me levant, revenant dans ma désastreuse réalité. Je vais ouvrir la fenêtre en grand, à nouveau anxieuse comme je le suis dans mon quotidien. Je croise le regard de Gabriel et je baisse les yeux. « Mais c'est tellement bon de fumer, quand même haha. » Je rigole doucement et je tire une nouvelle fois sur ma cigarette et je libère la fumée à l'extérieur. Je finis par refermer la fenêtre et je reviens m'assoir en face de lui. J'écrase le reste de mon mégot dans le cendrier que j'ai sorti pour l'occasion. « Je rangerai demain, de bonne heure. Il ne sera pas là avant l'après-midi. Tu peux prendre tes aises, t'installer. Croire que cette prison d'argent est chez toi, comme tu veux. » Je me mords la lèvre et je lui adresse un sourire complice, mais bien trop sensuelle pour qu'il ne sous-entende rien et que Gabriel soit considéré seulement comme un ami. Cette fois, je le regarde dans les yeux alors que je bois une gorgée de mon thé. Je sens le liquide brûlant descendre dans ma gorge alors que mon pied remonte le long de son mollet. Le thé est brûlant, certes, mais j'espère qu'il ne restera pas le seul corps chaud entre ces quatre murs... |
|  | | E. Gabriel Johnson ADMIN ♕ Keep calm and eat your Brioche ☇ PRÉNOM : Léa ☇ STAR : Ben Barnes ☇ CRÉDIT : lux aeterna & tumblr ☇ MISSIVES : 2183 ☇ ÂGE : 25 YO ☇ STATUT : Fiancé malgré lui ☇ JUKEBOX : Some of these days ▬ Sophie Tucker   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Lun 6 Fév - 0:13 | |
| La cigarette se consume doucement ; j’inspire à plein poumons ce tabac si fort, si nocif, si calmant. Mon meilleur ami dans toutes les situations, et qui ne quitte que rarement mes lèvres. J’aime observer les arabesques dans la fumée, y deviner des formes comme un enfant s’imagine des histoires dans les nuages ; le goût âpre et cette légère brûlure dans le fond de la gorge qui vous rappelle à quel point vous êtes vivant. Rosemary accepte d’en fumer une avec moi, ce dont je ne doutais pas à vrai dire. Avec un sourire complice, autant par cet acte que ce qui se tramait sous la table, je laisse saisir l’une des barres de nicotine entre ses doigts et la porter à ses lèvres. Un geste dont toutes les femmes savent souligner la sensualité avec la subtilité qui est la leur. Le métal contre la pierre crée une flamme qui embrase le bout de la cigarette. Comme si fumer avait toujours fait partie des habitudes de Rose. J’aime à penser que ce que l’on nommerait une mauvaise influence de ma part sur la jeune femme n’est en fait que l’une des meilleures choses qui puisse lui arriver. Après tout, bien qu’elle ce soit mise à fumer en ma compagnie, et que je ne refreine pas ses idées d’adultère, je sais qu’il s’agit là de ce dont elle a besoin. Mieux ; de ce qu’elle-même désire. Néanmoins, il est encore du chemin avant que Rosemary n’épouse parfaitement le chemin d’une émancipation totale. En témoigne sa soudaine réaction lorsqu’un nuage de fumée apparait au-dessus de nos têtes ; la panique. Et si Russell sentait l’odeur du tabac imprégné dans les coussins du sofa ? Si cela ne tenait qu’à moi, je me ficherait bien de sa réaction et fumerais jusqu’à ce que les murs respirent la nicotine. Mais je ne tiens pas à attirer des ennuis à mon amie. Néanmoins, tandis qu’elle se lève pour aller ouvrir la fenêtre, je ne peux m’empêcher de rire. Sa réaction fut si soudaine et spontanée qu’elle-même n’avait pas dû se rendre compte du témoin de l’ancrage de ses habitudes de femme bonne et intentionnée cela était.
Je me lève à mon tour et rejoins la jeune femme près de la fenêtre. La fumée disparait ainsi à l’extérieur. Appuyé dos contre le mur, Rosemary face à moi, je pose une main sur sa hanche pour l’approcher un peu, le regard dans le sien, presque innocemment. Presque. « Et fumer en bonne compagnie est d’autant plus agréable, n’est-ce pas ? » Fais-je avec un sourire. Toute forme de malaise a disparu ; j’ai décidé de cesser, pour une fois, de calculer chacun de mes coups comme si chaque scène de ma vie était un plateau d’échecs. Je m’en remets désormais aux évènements, et étrangement, cela me détend. Je suis confiant, comme pour toutes ces fois où l’on me surprend à flatter telle ou telle femme uniquement pour le sexe auquel elle appartient, qu’elle soit mariée ou non. Rose est non seulement mariée, mais aussi de sept ans mon aînée. Je ne m’étais jamais penché sur ce fait auparavant. Cela ne commencera sûrement pas aujourd’hui, mais j’en riais intérieurement. Mes lèvres, elles, tiraient sur la cigarette. Lorsque celle-ci finit par atteindre la proximité du filtre, je quitte Rose sans un mot et retourne au sofa, écrasant le mégot au passage. J’aime autant parler que laisser faire le silence ; je ne suis pas un grand bavard à vrai dire –ce qui ne m’empêche pas de savoir être beau parleur- et je préfèrerai presque ne m’exprimer qu’à travers la musique. C’est donc naturellement que je me rassois en silence, laissant à Rosemary le loisir de parler tandis que je prenais une gorgée de mon thé. Un sourire amusé étire mes lèvres alors que la jeune femme songe déjà à ranger pour la venue de son mari. J’avais parfois du mal à le croire lorsque je voyais comment le mariage pouvait rendre certaines femmes si dociles.
Je devine être invité pour la nuit aux paroles de Rose. Mon sourire demeure, en réponse au sien. L’on peut faire beaucoup en une journée… Et elle et moi savons à quoi employer notre temps. « Une prison tout confort ; cigarettes, lit et amante… Je pense que je saurais retenir mes larmes. » Fais-je avant de prendre une nouvelle gorgée. Sans hésitation ni honte, j’appelle Rosemary mon amante. Si nous perdons notre temps en hésitations, nous ne cesserons pas de sitôt de nous tourner autour avec indécision. Tout comme la caresse de son pied contre ma jambe le fait, la couleur est annoncée. « Tu devrais cesser de songer à Russell. » Dis-je en posant ma tasse vide. Je sais lire en mon amie, et je devine son époux bien trop présent sans avoir besoin de l’être physiquement. Lorsqu’il était absent, il ne tenait qu’à Rosemary d’oublier que ces lieux sont une prison. Après tout, il n’était nuls barreaux aux fenêtres. Et quand bien même existait-il des moyens de s’échapper sans quitter la villa. Elle disposera bientôt de l’un d’eux. Je me glisse jusqu’à me trouver près d’elle, ajoutant ; « Et je connais un moyen. » Je suppose qu’elle sent le sous-entendu dans ma voix. Et ma main sur sa jambe.

I'm an Englishman in New York I don't drink coffee I take tea my dear. I like my toast done on one side, and you can hear it in my accent when I talk. See me walking down Fifth Avenue, a walking cane here at my side. I take it everywhere I walk. I'm an alien, I'm a legal alien. If, "Manners maketh man" as someone said, then he's the hero of the day. It takes a man to suffer ignorance and smile. Be yourself no matter what they say. |
|  | | Rosemary C. Bowers-Floyd ROSE ses pétales sont une illusion et chaque épine une réalité. ☇ PRÉNOM : Flora / golden mind. ☇ STAR : Eva Green ☇ CRÉDIT : © bazzart ☇ MISSIVES : 1403 ☇ ÂGE : 32 ans ☇ STATUT : officiellement mariée; comet un adultère pour avoir un enfant; va vivre un amour fusionnel et interdit. ☇ JUKEBOX : falling down ✫ scarlett johansson.   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Mar 7 Fév - 15:04 | |
| Il n'est pas facile de se laisser aller et d'oublier tout ce qui m'est imposé d'habitude. Quand je passais du temps avec Gabriel, l'avantage était que ce n'était jamais chez moi. Le décor contribuait ainsi à ma détente. Je baissais les gardes et n'avais plus peur de savoir ce que penserait mon ami de moi. J'étais naturelle et son regard m'importait mais ne me faisait pas peur. Il ne me dénigrait jamais et ça, c'était une première pour moi après avoir eu un père autoritaire et un mari qui misait tout dans l'apparence. Et bien que je sois en présence de Gabriel, nous sommes, dans la grande demeure où j'habitais, j'avais plus de mal à me dire que ce n'était que moi ami, et que personne n'était là pour me dire que faire ou non. Inconsciemment, je faisais attention à tous mes gestes. C'était certain; je ne voulais pas que Russell trouve un seul indice qui pourrait mettre mon secret en péril. Secret que Gabriel partageait avec moi et qui le mettrait dans une posture difficile, déjà que mon mari n'était pas tendre avec le pianiste. Je touchais de près à la liberté en acceptant une cigarette mais le premier nuage de fumée me fit revenir à ma réalité que je détestais.
Je bondis à la fenêtre, soudainement très inquiète de ce que mon mari penserait s'il venait à sentir l'odeur de tabac. Cependant, je n'abandonnais pas totalement ce petit moment de liberté; je continuais à fumer et je souris à Gabriel quand il me rejoint contre la fenêtre. Je lui souris en me collant à lui et je sens sa main sur ma hanche. Je soupire légèrement en appréciant son geste. Pourtant si anodin pour un couple, Russell avait oublié depuis longtemps ce genre de tendresses qui remplissent de joie le cœur d'une femme. Je baisse la tête et je souris largement en faisant non de la tête à son compliment. Moi aussi, je me trouve en bonne compagnie quand il est là. Mais je suis gênée qu'il ose le dire clairement, sans sous-entendus. Il finit par me laisser, comme ça, alors que je reste béat contre le mur. Je le regarde revenir s'asseoir et je suis prise d'une folle envie de l'embrasser. J'ai envie de sentir ses mains sur mes hanches, encore, et même plus encore. Je tente de reprendre mes esprits et je perds tout désir lorsque la pensée de mon mari en voyage d'affaire me revienne à l'esprit. Je soupire et je marche d'un pas lent en revenant m'asseoir. J'écrase mon mégot dans le cendrier et j'ai envie de discuter de mon malaise.
Je ne tarde pas à me plaindre de ma prison dorée que représente mon mariage. Gabriel me comprend, je le sais. Je bois un peu de mon thé avant de sourire largement, amusée mais aussi flattée par ses paroles. « Une prison tout confort ; cigarettes, lit et amante… Je pense que je saurais retenir mes larmes. » Je rigole même à la fin de sa phrase. Son humeur, subtile, me plaît et je me détends à nouveau. Serait-ce une arme pour me faire fondre une nouvelle fois après le coup de la main sur la hanche? Je me mords la lèvre et je réponds, des rires dans la voix. « Ha oui? Le bonheur se résume à ça pour toi? J'ai un piano dans ma maison, tu sais. Russell trouve que ça fait chic. Il ne sait pas jouer un seul morceau !! » Je rigole tristement en secouant la tête avant de baisser les yeux aux paroles de mon ami. Il a vu juste, je pense beaucoup à Russell, certainement trop pour l'occasion qui vise clairement à chasser mon mari de mon esprit si je veux passer un meilleur moment avec mon amant. Je plonge mon regard dans celui de mon ami et je repousse la tasse de thé qui est devant moi.
Le petit espace entre nous est vide d'objet à présent et je m'approche un peu plus de lui. Il fait la même chose, au même moment. Je me mords la lèvre à ses paroles et à la caresse que je ressens, caresse procurée par la douceur et la chaleur de sa main sur ma cuisse. Je connais son moyen; je pense exactement au même. Je me mords la lèvre et fait glisser mes dents contre, sensuellement, mes yeux faisaient la navette, lentement, entre ses yeux et ses lèvres. Je sens son souffle contre mes lèvres et je ferme les yeux en franchissant la dernière limite. Je ne tarde pas à sentir ses lèvres contre les miennes. Bien loin du baiser que je lui ai donné au Palace, celui-ci est plus subtile, plus sensuel. Je prends plaisir à ce baiser alors que je lui fais remonter sa main sous ma robe, depuis sous la table. Bientôt, il peut sentir sous mes collants, les sous-vêtements choisis avec goût le matin même. Tout en l'embrassant encore, je finis par venir m'asseoir à côté de lui sur le sofa. Je viens m'allonger sur lui et je profite de toutes ces nouvelles sensations que me procure cet instant d'infidélité; ça me plait. Pour faire un enfant, l'art et la manière doivent être à leur comble pour nous donner le plus de chance... et puis, se sentir désirable redonne aussi du baume au cœur. |
|  | | E. Gabriel Johnson ADMIN ♕ Keep calm and eat your Brioche ☇ PRÉNOM : Léa ☇ STAR : Ben Barnes ☇ CRÉDIT : lux aeterna & tumblr ☇ MISSIVES : 2183 ☇ ÂGE : 25 YO ☇ STATUT : Fiancé malgré lui ☇ JUKEBOX : Some of these days ▬ Sophie Tucker   | Sujet: Re: rosemary&gabriel ▬ how can we sleep when our beds are burning ▬ Rose's Home Ven 10 Fév - 1:21 | |
| Je crains d’aller trop vite. Beaucoup trop vite. Je suis là pour une certaine raison. Cette demande incongrue de Rose, ce service. Pourrait-il prendre le pas sur le reste ? M’étant juré de cesser de penser au travail qui accapare déjà bien trop ma vie chaque jour du matin au soir, je désirais mettre Rosemary au centre de mes idées pour le temps où je serais en sa compagnie ; il n’y aura qu’elle. Alors, naturellement, je songeais à la jeune femme. Je me demandais où tout cela allait mener ; dans un lit, oui, évidemment. Mais après ? L’eau est encore chaude dans les tasses, et déjà mes doigts glissent le long de sa cuisse. Et si l’amie qui m’est si chère, devenue amante comme moi-même j’osais le déclarer, ne retrouvait plus son premier statut. Que faire si notre amitié se voyait éclipsée par ce qui est censé en être une preuve ? Une preuve presque malsaine, d’une certaine manière, aux yeux de ceux qui ne comprendrait pas les motivations de chacun d’entre nous. Mais je ne me vois pas donner des cours sur ce qu’il est bon de faire ou pas, ce qui est moral ou non. Après tout, je défie la loi, je la corromps, j’abreuve les ivrognes, je couche avec des femmes mariées, et j’en passe. Qui existe-t-il de moins bien placé que moi, si ce n’est le chef d’un réseau de prostituées ? Il est des jours où face à ce constat, je ne pense pas être digne de porter mon propre nom. Quoi qu’il en soit, malgré mes doutes, malgré mes remises en question, ma décision demeure la même. Je n’ôte pas ma main de sa hanche, sous le tissu de sa robe. Là où elle m’a guidé. Je ne saurais rompre une promesse. Ni la repousser. Je ne perdais pas mon amie. Et quand bien même cela doit être le cas, je tâcherais d’effacer toute forme de regrets.
Elle scelle nos lèvres dans un premier baiser, mes dernières pensées s’échappent. Un courant d’air les balaye, et je n’ai même plus souvenir du sujet auquel je songeais il n’y a pas quelques secondes. Immédiatement, mon cœur accélère sous cette caresse. Différent du baiser qu’elle m’avait donné la première fois, celui-ci m’est bien plus agréable. Ma main se pose sur sa joue, afin que son visage demeure ainsi près du mien, mais sans pouvoir en sentir la chaleur qui s’en dégage. Le cuir sépare sa peau de la mienne, pour ma plus grande frustration. Alors, tandis que nous basculons sur le sofa, je me défais de ses lèvres un court instant ; mes dents attrapent le gant et libèrent mon membre avec une aisance trahissant une habitude de longue date. Je pose le bout de cuir je ne sais où, et ma main à sa place initiale. Je ne peux sentir la douceur de sa peau uniquement au creux de ma paume, mais ce contact suffit à m’électriser. Rosemary avait beau être l’une de mes meilleures amies, jamais elle n’avait ne serais-ce qu’entre-aperçu l’allure de mes doigts atrophiés. Ces moments-là étaient les seuls où personne n’y faisait attention. Une raison de plus pour les apprécier.
Ses baisers sont doux, ses lèvres sensuelles. Je ne les abandonne qu’à peine. Néanmoins, une étrange sensation m’amuse intérieurement ; j’aurais presque l’impression d’embrasser ma propre sœur. Certes, Rosy n’est pas de ma famille, mais j’ai appris à la considérer comme tel. Je dois donc oublier cela. Cette bouche appartient à mon amante. Je la quitte un instant ; glissant sur sa peau, le long de sa mâchoire jusqu’au creux de son cou. J’y dépose quelques baisers tout du long, goûte sa peau comme jamais je n’aurai un jour pensé le faire. Je me redresse, retrouvant le confort du dossier dans mon dos ; je garde Rose contre moi, assise par-dessus mes jambes. Ma main a glissé dans son dos, sur sa surface chaude. D’une légère pression, elle demeure collée à moi. Une certaine retenue demeure néanmoins ; les caresses sont légères, du bout du pouce sur sa joue, le long de sa cuisse jusqu’au creux de ses reins ; les baisers sont encore doux, la caresse sensuelle et parfois furtive. Le tout est emprunt à une certaine forme de subtilité. Je découvre le corps de la jeune femme et les sensations qu’il procure qu’à l’instant, et je profite de cette expérience, de ces impressions nouvelles. Elle est encore une figure en porcelaine que je n’osais toucher par peur d’en fêler la surface.
Nos regards se croisent une courte poignée de secondes. L’hésitation me quitte peu à peu ; plus Rosemary demeure contre moi, plus je désire l’y garder et l’y sentir plus intensément ; une caresse le long de son dos, de ses hanches, de l’intérieur de sa cuisse jusqu’à l’entre-jambe traduit ma pensée. Oui, l’envie, le désir s’est fait une place dans mes émotions, et anile petit à petit toutes les autres. Bientôt, il ne restera plus que cette fièvre floue qui ne trouve de remède que dans l’assouvissement d’une envie qui deviendra omniprésente. Bientôt.

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