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paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.

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Andréa S. Rosebury

☇ PRÉNOM : laura.
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MessageSujet: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Sam 28 Jan - 19:46



Paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence.

Bienvenue dans le merveilleux sujet de L. Camille Bartholomew qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire E. Gabriel Johnson. Actuellement ils font un sujet privé. N’est ce pas merveilleux ? L’histoire se déroule le 28 Janvier 1924 à 15h00 alors que la météo est au rendez-vous A présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : quand Camille trouve Gabriel dans la rue en train de charmer une demoiselle, il se doit de faire quelque chose. Comme une petite vengeance personnelle, sous prétexte de lui apprendre la fidélité, il dégoute la demoiselle qui n'hésite pas à déguerpir.

crédit © livejournal & rutledge asylum.
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Andréa S. Rosebury

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MessageSujet: Re: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Sam 28 Jan - 20:15



Barbante, si un mot doit définir cette journée, je dirais simplement qu'elle est barbante. Pas de boulot aujourd'hui, rien à faire mis à part fixer un plafond blafard. Penser, comme à mon habitude, et pourtant j'ai pu dormir cette nuit. Comme quoi, quand la poisse vous suit, c'est pour toute la vie. Belle journée, pas belle journée, de toute façon, je dois m'aérer la tête. Penser à autre chose, oublier les questions existentielles du jour et qui sait, trouver une occupation digne de ce nom. Le nez dehors, je marche, j'avance, vers où ? Je ne me pose pas vraiment la question. Le soleil tape, claque sur ma figure. Agréable ? Pas franchement, mais c'est mieux que la pluie, enfin soit. Une cigarette entre les lèvres, je regarde de gauche à droite, de droite à gauche mais rien n'est intéressant ici. C'est à croire que la vie est monotone, que rien ne peut illuminer votre journée. Que ce soit une bonne nouvelle, ou une rencontre hasardeuse. Mauvais karma, malchance, je me suis déjà posé la question, et je penche plus sur la poisse que sur moi-même. Il faut bien trouver une raison à tout ses malheurs, non ? Dix minutes, quinze, trente. Le temps passe et toujours rien. Je désespère, prêt à rebrousser chemin. Sauf qu'une silhouette attire curieusement mon regard, un visage que je connais bien, beaucoup trop bien. Un homme, en face de lui, une jeune femme, avec de superbes cheveux blonds. Cet homme ? Gabriel, comme quoi, il va réussir à illuminer ma journée, pour une fois. Gabriel, ce n'est pas n'importe qui. Il fait parti de ma famille - aussi difficile que l'on puisse le croire. Mon père était frère au sien, et par conclusion, nous sommes cousins. Je me souviens, quand on était gamin. Lui c'était le chef dans le duo, et moi, le pauvre larbin. Toujours prêt à me faire des coups dans le dos, et inversement. Notre relation n'a jamais été vraiment fusionnelle, malgré tout, j'ai une grande confiance en lui. Mais, jamais je ne lui avouerais. Manquerait plus que notre relation devienne sentimentale. Tout en laissant la fumée du bâton de cancer, me glisser entre les lèvres, je réfléchis. Que ce qui pourrait dégouter cette belle demoiselle ? Réfléchissons. Je suis prêt à dire que je suis passé de l'autre côté de la barrière, en somme, débarquer et dire que je suis en couple avec ce cher Gabriel. Sauf que, ce n'est pas très fin. Non, il faut quelque chose qui dégoûte, au plus haut point. Ce n'est pas de la méchanceté, juste de l'amour vache, de l'amour un peu mauvais. De plus, la plupart du temps, c'est moi qui en bave, et pour une fois, je vais changer un peu la donne. Jetant ma cigarette au sol, je l'écrase avec mon pied. Maintenant, il est temps d'entrer dans mon personnage. J'ai une idée en tête, et je ne dois surtout pas me trahir.

« Nom de dieu Gabriel, enfin je te retrouve ! » Prenant un air paniqué, je m'approche de mon cousin. Visiblement il ne comprend pas la situation, il a l'air aussi étonné que la demoiselle en face. Passant ma main sur son épaule, je fronce mes sourcils, d'un air presque énervé. C'est facile, beaucoup trop facile d'entrer dans ce genre de personnage. « Tu es vraiment inconscient, t'as oublié de prendre les médicaments, pour ton traitement. Que ce que tu ferais sans moi ? » L'intrigue monte, la belle blonde ne sait plus où se mettre, elle se pose des questions. C'est la panique, pour l'un comme pour l'autre je suppose. Je regarde alors la jeune femme, faisant semblant de ne pas l'avoir remarqué. Elle me questionne des yeux, puis tout en soupirant et haussant les épaules j'ajoute aussi naturellement que possible. « Que voulez-vous, une maladie vénérienne, ça ne pardonne pas. Le pauvre, vous n'imaginez même pas ce qu'il peut subir. Enfin, j'en oublie la politesse, je suis Camille, son frère. » Son visage se décompose, ses yeux arrêtent de pétiller pour laisser place au pur et simple dégoût. Elle secoue sa tête avant de murmurer vaguement quelque chose, comme un au revoir ou comme quoi elle a rendez-vous, je n'en suis pas sûr. Je regarde le visage de Gabriel et celui-ci est sous le choc. Une sale grimace peut se lire sur son visage, quant à moi, je sens cet élan de fierté, de presque joie je dirais, monter dans mon corps. Un sourire satisfait s'accroche à mes lèvres, tout en regardant la demoiselle s'éloigner, petit à petit. C'est dommage, elle était belle pourtant. Comme quoi, il suffit de peu pour dégoûter une femme. « Il faut bien que je t'apprennes à être fidèle. Donc, écarter toute la gente féminine ! Me regarde pas avec ces yeux-là. » Il va me sauter à la gorge, me tuer sur place, me faire avaler mes cheveux. Maintenant, je suis convaincu qu'il trouve quelque chose à redire, quelque chose pour m'achever moi aussi sur place. Sauf que, pour une fois, je pense avoir marqué l'ultime point. L'élève a dépassé le maître, pour la toute première fois. Ce n'est pas dans mes habitudes de me conduire de cette façon, mais que voulez-vous ? Gabriel, c'est Gabriel, je lui montre mon " amour " de cette façon.
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E. Gabriel Johnson
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MessageSujet: Re: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Dim 29 Jan - 22:34

La jeune femme est inintéressante. Mais fort agréable à regarder. Sa valeur décorative n’a sûrement d’égale que l’inutilité de ses paroles, bien que sa voix soit mélodieuse et douce, quoi qu’infantile. J’écoute à peine les sons qui découlent des mouvements de ses lèvres rouges, me contentant de sourire lorsqu’un éclat de voix surgit de sa gorge, orné d’un précieux collier de perles. Deux tours autour de son cou à la courbe ravissante, laissée à la vue du monde grâce à ses cheveux blonds coupés courts, comme le veut la mode, ondulants sur son crâne comme des vagues, et brillants comme elles. Les mèches passent derrière ses oreilles habillées de longues boucles que je devine d’un prix exorbitant et pour lesquelles la demoiselle du renouveler de supplications auprès de son époux afin que celui-ci ne l’autorise à en faire l’acquisition. Car la belle est mariée ; la bague cernant son annulaire trahit le mensonge qu’elle avait tenté de me faire avaler plus tôt, au sujet de son soit disant célibat. Comment croire une chose pareille, une telle énormité ? Une jeune femme aussi ravissante, quoi que sotte, est la perle rare que cherche tout homme d’affaires. Ils n’ont guère besoin, et redoutent même, les femmes ayant de l’esprit. Ils n’ont besoin que d’une parure vivante à leur bras, sachant sourire et porter les robes aussi bien que les enfants. L’amour est devenu si factice et optionnel de nos jours. Mais je crains d’être bien mal placé, à cet instant, pour m’adonner à quelque critique de la superficialité de notre époque et de ses mœurs, car j’en suis un parfait exemple. Au point de bien vouloir jouer les aveugles concernant cette bague, dans l’unique but d’arriver à mes fins.

Je serais incapable de dire de quoi nous discutons. A vrai dire, je la laisse parler, et je fais mine d’écouter avec attention. J’ai cessé de prêter attention à ses paroles lorsqu’elle conversa à propos de mode. Ayant la mode Américaine en horreur, et refusant de m’accoutrer de la sorte, je ne me sentais pas d’être hypocrite au point d’écouter ce genre de choses sans aucun intérêt. Mon esprit vaquait donc à des pensées suivant ce que mon regard observait, glissant sur la porcelaine de sa peau, seul véritable élément rendant cette conversation possible. J’hoche la tête lorsqu’elle me demande comment je trouve ce fameux collier. J’ajoute qu’il orne à la perfection sa nuque délicate et met merveilleusement ses yeux en valeur ; ses joues poudrées rosissent, ses lèvres peintes se pincent en un sourire timide. Et alors je sais que je n’ai plus que quelques cartes à abaisser pour que la jeune femme passe son bras sous le mien jusqu’à mon appartement, au bout de la rue. Mais de cette rue surgit Camille ; sa main posée sur mon épaule, je vois déjà mon plan se déchirer pour ne devenir que confettis sous un orage. Que va-t-il inventer, cette fois ? Que va-t-il chercher à faire pour me rendre la pareille de nos jeux d’enfants ? Je ne connais que trop bien mon cousin et l’inventivité dont il peut redoubler dans le seul but de me rendre la vie dure ; et pour cause, j’en fais moi-même preuve dans ce même dessein. C’est ainsi que notre fraternité se ressent.

Je fronce les sourcils ; des médicaments ? Serais-je malade sans l’être moi-même au courant ? Evidement, cela était l’invention du jour de Camille afin de faire fuir la demoiselle dont je m’étais donné tant de mal à supporter la conversation. Je jette un coup d’œil à celle-ci ; ses joues ont rosi à nouveau, mais cette fois pas dans le sens dans lequel je le veux. Elle observe le garçon sorti de nulle part, l’inquiétude se lit dans son regard ; de quoi parle-t-il ? Je ne le sais pas, mais en revanche, Camille gagne des points tandis que je perds le terrain durement gagné dans le cœur de la belle. Ma mâchoire se serre alors que le jeune homme abat sa carte finale, cette fameuse maladie factice. Mon regard se fait mauvais, j’aimerais que mes prunelles sombres constituent le canon d’un révolver avec lequel je pourrais lui tirer dessus afin de le faire taire. Quoique cela ne serve à rien, je le crains ; le plan est achevé, le mal est fait, la belle s’en va et je ne puis que constater mon impuissance face à l’échec que m’impose mon cousin. Mon regard ne le quitte pas, toujours aussi noir et assassin. « Tu parles d’un frère. » je siffle entre mes dents. Je ne sais pas si je préfère l’étrangler avec sa langue, ou bien l’étouffer dans le plat de pâtes qui lui sert de tignasse. « Je crois que tu n’avais nul besoin d’ouvrir la bouche pour faire fuir toute forme de gente féminine autour de toi. C’est inné chez toi. » Fais-je en fourrant mes mains dans mes poches. Je soupire et ravale l’esquisse d’un rictus amusé. Le coup de la maladie vénérienne, pas mal du tout, quand même. « Et je te le répète, je n’ai aucun besoin de ton aide pour savoir être fidèle. J’y parviendrais parfaitement. » J’ébouriffe ses bouclettes d’une main, comme le ferait un grand frère. Je suis sûr qu’il pourrait tomber du quinzième étage d’un immeuble et en sortir indemne grâce à ce coussin mal peigné qu’il a sur la tête. « Dans le pire des cas, je sais qu’il me suffira d’agir comme toi tu le fais pour faire s’éloigner toute tentation. »



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    I don't drink coffee I take tea my dear. I like my toast done on one side, and you can hear it in my accent when I talk. See me walking down Fifth Avenue, a walking cane here at my side. I take it everywhere I walk. I'm an alien, I'm a legal alien. If, "Manners maketh man" as someone said, then he's the hero of the day. It takes a man to suffer ignorance and smile.
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MessageSujet: Re: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Lun 30 Jan - 16:09

Il veut me tuer, je le sens, je le sais. Dans tout les cas, il faudrait être aveugle pour ne pas le remarquer. Ses yeux transpercent les miens, d'habitude c'est l'effet inverse qui se passe. Moi je veux le tuer, et lui ricane dans son coin, content de son mauvais coup. Il est rare que j'arrive à le faire royalement tomber, mais quand ça arrive, ça arrive. Ne jamais douter de mon imagination redoutable. Je ne dirais pas que je suis aux anges, mais non loin. Après tout, une femme de plus ou de moins, il aura toujours le même succès. A moins que, ma petite blague se fasse entendre partout, et là, je risque de vraiment me faire assassiner sur place. Un long silence prend place, jusqu'à ce que ce cher Gabriel ouvre sa bouche. « Tu parles d’un frère. » Haussant simplement les épaules, je roule des yeux en pensant à cette idée. Je lui ressemble beaucoup, voir un peu trop. Mais, une différence se glisse entre nous deux, lui il réussit ses affaires, il réussit sa vie. Contrairement à moi, mais je ne vais pas m'en plaindre, je suis encore là, c'est le principal. Certes, il a eu une sale malchance dans sa vie, le coup de la main dans un liquide bouillant, pas très futé, mais quand il s'agit de s'accaparer l'attention du père, c'est une autre histoire. Je suis têtu, il est têtu, il est redoutable, je le suis un peu moins, mais l'idée reste là. Gabriel reste le seul que je côtoie dans ma famille, depuis toujours c'est crasses à volonté, mais je ne pense pas qu'un jour, je pourrais réellement lui faire du mal. Je le connais depuis longtemps, beaucoup trop, ce qui fait un blocage de ce côté-ci. Mais, ce n'est pas plus mal au fond. Confiance aveugle, un peu idiote sur les bords, mais il faut bien se raccrocher à quelque chose, pour ne pas perdre la raison. « Un frère adorable et attentionné, tu oublies de le mentionner. Bizarrement, je ne pensais pas qu'elle allait aussi facilement croire ça, c'est à penser que je suis bon comédien. » C'est vrai, je l'avoue. Jamais, je n'aurais pensé qu'elle allait avaler ça aussi facilement. Bien au contraire, je pensais qu'elle allait poser des questions pour départager le vrai du faux, ou même qui sait, se sentir blessée et ronchonner un scandale. Sauf que là, rien, le silence complet. Elle est partie, prétextant quelque chose, et voilà, le tour est joué. J'en serais presque fier, mais je me dis, qu'elle n'avait pas grand chose dans la tête. Et oui, quand on a le physique avantageux, on ne peut pas tout avoir. « Je crois que tu n’avais nul besoin d’ouvrir la bouche pour faire fuir toute forme de gente féminine autour de toi. C’est inné chez toi. » Le venin sort de sa bouche, il commence à argumenter, et d'ici ce soir, nous n'aurons toujours pas fini. Parce que après coup bas, il faut aussi dire le pourquoi du comment, jusqu'à se lancer dans un énorme débat quasi factice. « Que de compliments dis-moi, j'en serais presque mal à l'aise. Puis que veux-tu, te voir dans une situation comme celle-ci, c'est inspirant. » J'oublie de rajouter que c'est à charge de revanche. Dieu seul combien de fois, Gabriel a trouvé de beaux mensonges pour faire fuir une demoiselle, ou d'autres histoires de ce genre. C'est donnant, donnant. Une petite guerre interminable. Plus je regarde autour de moi, plus je me dis qu'il ne rate pas grand chose au fond. Il y a d'autres femmes beaucoup mieux dans cette rue, de plus, mon rôle dans cette histoire, est de lui " montrer " ce qu'est la fidélité, ou plutôt, le taquiner en ce qui concerne ce mariage. J'ai du mal à voir le Gabriel que j'ai connu, dans un rôle comme celui-ci. En tant que mari sans reproches et sans problèmes. Peut-être que je me fais trop à l'image de lui, allez savoir. Malgré tout, il ne connait pas l'identité de la jeune femme avec qui il va se marier. Je me doute, que si cette jeune femme n'est pas franchement agréable au regard, il ira voir ailleurs. C'est hideux, méchant, mais réaliste en même temps. Nous en demandons trop aux femmes, elles doivent être bien physiquement, comme au niveau du caractère. De plus, que dire pour nous ? Le cas est exactement similaire.

« Et je te le répète, je n’ai aucun besoin de ton aide pour savoir être fidèle. J’y parviendrais parfaitement. Dans le pire des cas, je sais qu’il me suffira d’agir comme toi tu le fais pour faire s’éloigner toute tentation. » Ma coupe se trouve alors en fouillis, je tire une vague grimace, suite à ce geste. Agir comme moi ? Dire qu'il est malade ? Se ridiculiser ? J'ai énormément de mal à le croire à vrai dire, prenant un visage réfléchi et surtout très peu convaincu, laissant mes mains dans les poches de mon pantalon, j'ajoute l'air de rien. « Agir comme moi, comme je viens de le faire ? Toi, Gabriel, dire que tu as attrapé la syphilis ou je ne sais quoi d'autre de, disons-le franchement, dégoutant ? » Je papillonne des yeux, comme un visage d'enfant sérieusement étonné puis un rire franc s'échappe de mes lèvres. Peut-être est-ce une autre excuse, mais aller jusque là, il faut sincèrement qu'il soit raide dingue de cette femme pour oser dire quelque chose comme ceci, à une autre qui essaierai tant bien que mal, de le mettre dans son lit. « Aide est un bien grand mot. J'appellerais ça plutôt, un petit coup de pouce du destin, une arrivée fracassante. Non, mieux ! Ton ange gardien ! Certes, je n'ai pas le prénom qui va avec, mais c'est du pareil au même. » L'aider, effectivement est un mot énorme, dans tout les cas, ce n'est pas ma vie, c'est la sienne. Il fera ce qu'il voudra, le jour où il sera marié. Si l'envie lui prend de vouloir aller voir ailleurs, il le fera, avec mon consentement ou non. Que je fasse ceci ou cela, je ne pourrais rien empêcher, rien faire de plus. Il est comme il est, de plus il parait qu'on ne peut pas changer les gens, et je dois bien avouer, que c'est un fait, véridique. Puis, le changer lui, c'est une mission impossible. « Sincèrement, si cette femme réussi à te faire changer, je m'incline, mais alors complètement. » Hochant vaguement la tête à cette idée, avec cet air sérieux qui me colle au visage, il me reste à voir, si un jour ce bougre réussira à changer, radicalement. Je me demande même, si ce n'est pas ma question du jour, est-il possible de changer un homme ?
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E. Gabriel Johnson
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MessageSujet: Re: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Mer 1 Fév - 19:53

Camille pouvait être fier de lui, pour avoir parfaitement réussi son coup. Je ne dis pas non plus que l’élève a dépassé le maître, néanmoins il semblerait que de longues années de taquineries portent leurs fruits. Certes, cela se retourne contre moi. Mais après tout, que pouvais-je attendre d’autre ? Une vengeance justifiée de la part du jeune homme, ou bien un coup lorsque cela était à son tour de jouer. Tout cela n’est qu’un petit jeu, et paradoxalement, malgré le brin de malice mesquine dont il faut user pour chaque coup, je ne saurais m’en lasser. J’ai comme l’impression qu’il m’est l’unique moyen de montrer mon affection pour mon cousin. Car il n’est pas mon frère, comme il l’avait déclaré à la jeune femme, et même s’il m’est aussi important que s’il l’était –mon dieu, ne le lui dites surtout pas- je ne saurais le traiter de la même manière. Parce que Camille… C’est Camille. Il me serait quelque peu difficile de décrire ce que je pense de lui. Un peu de moi, un peu de mon inverse, un peu de ma complémentaire. Quoi qu’il en soit, ma vie à New-York serait bien monotone sans lui. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer à vrai dire, mais il est l’un des facteurs qui m’empêche de ne vivre que pour le travail. Il est de la famille, partie intégrante de ce groupe de personnes qui compte tant pour moi. Ils sont tous à Londres, sauf Phyllis, et lui. Je dirais bien que, bon, on fait avec ce qu’on a… Mais au fond, je suis bien content qu’il soit là. Et je chéris ce qui nous unit, aussi original ce lien puisse être.

« Bon comédien, peut-être. Mais pour le gentil et attentionné, on repassera. » Fais-je avec un léger sourire. Non, Camille n’est pas méchant. En fait, tel que je le connais, je le dirais même trop naïf pour être capable de faire du mal. Ce doit être de famille. Je le pensais, jusqu’à ce que je découvre le monde des affaires. La naïveté n’y a pas sa place. Ce monde m’a changé. Pas au point de me dénaturer, je l’espère. Non, je ne le crois pas ; j’ai tout de même conservé son habitude d’aborder toutes les belles jeunes femmes que je croise, comme nous avons pu le constater. Malgré tout ce qui pourrait me tomber dessus, et même si j’arbore un nom qui n’est pas réellement celui qui me fut donné à la naissance, Eugène restera Eugène. Et Gabriel restera Gabriel. Néanmoins, je me suis fait une promesse. Et celle-ci consiste à ne jamais, jamais être le genre de goujat que l’on m’a dit que je pourrais être. Je me souviens encore parfaitement de ce jour où mon père s’est assis face à moi, fier de lui, pour me dire que je n’avais plus qu’à tirer un trait sur le sentiment amoureux, car que cela me plaise ou non, j’allais épouser cette inconnue, fille de l’un de ses associés. Et sa main posée sur mon épaule secouant mon corps abattu, un rire gras se glissant à travers ses lèvres alors qu’il ajoutait que, de toute manière, tous les hommes pouvaient aller voir ailleurs s’ils le voulaient, quand ils le voulaient. Que leur femme n’avait rien à dire à ce sujet. Et que, donc, si l’épouse que l’on m’imposait ne me convenait pas, eh bien, il en existe des milliards d’autres sur la planète. La force du dégout que m’inspira de telles paroles m’empêche de songer à me détourner de ma résolution. Aujourd’hui, je papillonne. Demain, je serais marié. Je sais que Camille n’y croit pas une seconde. Qui le croirait, à vrai dire, lorsque les pères eux-mêmes inculquent à leurs fils comment se détourner de leur femme ? On rit, donne une tape sur l’épaule, et oui mon garçon, c’est beau de rêver. Voilà, je n’ai pas changé ; je suis encore naïf.

Je passe une main dans la tignasse de Camille, chose que j’adore faire, juste pour l’embêter. Et qu’après tout, ça ne change pas grand-chose à son allure. Il se fiche un peu de moi, en m’adressant ces grands yeux de gamin. Mais il a bien raison, je n’oserai jamais dire de moi que j’ai attrapé quelque maladie à faire fuir un rat. Non, j’ai la répartie Britannique de mon côté pour savoir comment me défaire d’une femme trop avenante. « Mon ange gardien ? » Je lève un sourcil, un rire m’échappe. « Quel coup bas, Dieu ne m’a vraiment pas à la bonne ! » Pourrait-il avoir pire que Camille comme protection divine ? « Bien, je crois que je n’oserai même plus traverser la route si je dois compter sur ta protection. » Je fais mine d’être inquiété, et de me méfier de tout ce qui se trouve autour de moi. Qui sait ce qui pourrait me tomber dessus avec lui dans les parages ? Je m’attendrais presque à ce qu’un piano ne tombe du ciel spécialement pour m’écraser. « C’est un rôle que tu devrais me laisser, j’ai été fait pour. » j’ajoute, avec moins de narcissisme que cela n’en a l’air.

Je fais quelques pas ; rien ne nous sert de rester sur place plus longtemps, et mon immeuble se trouve au bout de la rue. Autant continuer le bout de chemin qu’il reste à faire. D’un signe de tête j’invite mon cher petit cousin à me suivre. Je suppose qu’il n’a rien de mieux à faire, de toute manière. « Ne va pas me condamner si vite. Nous ne sommes pas tous des indécrottables crétins, ici. » Fais-je avec un sourire narquois. « Enfin, qui sait. Si je t’inspire tant que ça, peut-être que me voir marié te permettra de te caser. » J’hausse les épaules, je n’y crois pas une seconde. Ou alors, les miracles existent.



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MessageSujet: Re: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Mer 22 Fév - 20:02

« Bon comédien, peut-être. Mais pour le gentil et attentionné, on repassera. » Dire un simple compliment à mon égard, lui arracherait simplement la langue. Enfin, il n'est pas vraiment à blâmer étant donné que, de mon côté, je ne suis pas le meilleur à faire le sentimental et le bon flatteur, non. Ses chevilles ne feraient que grossir à un point, où elles éclateraient. Au fond, ce n'est pas un mauvais type, je le sais. C'est un peu le frère que j'ai jamais eu, on aura beau dire ce que l'on veut, au fond nous sommes exactement similaires. Je sais qu'au fond de lui, il y a un grand enfant naïf - tout comme moi quand j'y pense. Difficile à croire, malheureusement. Mais, bon que voulez-vous, quand on est patron, on doit montrer un autre visage de soi-même, être quelqu'un de mieux - ou peut-être pas. « Mon ange gardien ? Quel coup bas, Dieu ne m’a vraiment pas à la bonne ! Bien, je crois que je n’oserai même plus traverser la route si je dois compter sur ta protection. » Une lourde grimace s'affiche sur mon visage, bizarrement je sentais ce retournement de situation venir au plus profond de mon être, Gabriel est quelqu'un de prévisible quand on le connait un tant soit peu. Il est vrai que dans le rôle d'ange gardien, je m'y vois assez mal. Mais, il faut un début à tout non ? Puis, même si je n'ai pas le prénom contrairement à mon cher cousin, je peux clairement renverser la cadence. Oh seigneur, c'est pitoyable. « Je crois oui. Tu sais les sept pêchés capitaux, toi tu penches côté luxure. Dieu m'a envoyé pour te remettre dans le bon chemin, tu l'as franchement déçu mon grand. » Hochant simplement la tête pour me donner le " bon " rôle. Les mimiques de Gabriel, me feront toujours bien rire. Avec ce haussement de sourcil pour se donner un genre, et tout le reste qui suit la cadence. Il montre au mieux ce qu'il ressent, il suffit de voir son visage et on peut lire en lui comme dans un livre ouvert. « C’est un rôle que tu devrais me laisser, j’ai été fait pour. » L'air blasé collé au visage, je laisse un rire sec s'échapper de mon coin de lèvres. Narcissique, lui ? Oh si peu voyons ! « Bah voyons. Ange gardien Gabriel, c'est vrai que c'est mieux. Mais concernant le reste, j'ai des doutes. » Sourire aux lèvres, je le vois alors s'avancer et c'est alors que je me met à le suivre. Cette rue mène à son appartement, on va dire que quand on entre chez lui, on peut voir clairement la différence de vie entre lui et moi. Moi, c'est tout simplement, vide. Enfin, je pense que m’encombrer d'objets d'arts et tout ce qui y touche, ne sert à rien. Je me contente du plus stricte minimum, un lit, un canapé, tout ce qui me suffit pour vivre. Puis disons le franchement, je n'ai pas les moyens pour m'acheter tout ce qu'il faut. Mon salaire ne suffit pas, et même si parfois, je me met au sol et joue le sans abris, je n'arrive jamais à m'acheter plus que ce que j'ai déjà. Je me suis fais une raison, une simple et bonne raison. Autant faire avec ce que j'ai, tant que je peux vivre.

« Ne va pas me condamner si vite. Nous ne sommes pas tous des indécrottables crétins, ici. Enfin, qui sait. Si je t’inspire tant que ça, peut-être que me voir marié te permettra de te caser. » J'en doute, l'être humain est comme il est, il est rare qu'il change. Sauf des cas rares, très rares. Dans mon cas, dans le cas de Gabriel, je ne crois pas au changement miraculeux. Mais, qui sait vraiment au fond, hein ? Certainement pas moi. Dans tout les cas, seul l'avenir me dira si j'ai eu raison, ou l'inverse. Je roule alors des yeux à sa dernière phrase. Être en couple, avoir une femme. C'est, ennuyeux. Ou du moins, je n'ai jamais réussi à trouver la bonne. Soit, je partais, soit c'était l'inverse. Je vais fuir les demoiselles, parait-il que je ne suis pas assez démonstratif dans mes sentiments. Je ne suis pas un homme à hurler je t'aime sous la lune, je ne suis pas du genre à composer pour ma douce, je n'aime pas acheter celle que j'aime avec des fleurs chaque matins. Peut-être égoïste, oui. Peut-être bien. Mais, malheureusement c'est ainsi. Je n'arrive pas à changer, je n'arrive pas à me dire: allez aujourd'hui tu seras l'homme heureux, l'homme qui hurlera à sa compagne qu'il l'aime comme un fou. Non, je n'y arrive pas. « Oh va savoir, que ce que j'en sais de toute façon concernant le changement ? Rien du tout, mais je verrais bien dans tout les cas. » L'ambiance se fait alors un peu plus sérieuse, les histoires amoureuses n'ont jamais vraiment été mon fort, j'arrive à en rire, mais pas tout le temps. Je ne suis pas insensible, loin de là. Au contraire, c'est douloureux, mais j'évite d'en faire une maladie, j'évite de me pourrir la vie pour une femme. « Alors là, tu as vraiment de l'espoir. Non pas que l'idée ne me plaise pas, mais, comment te dire ? » Je prend un air vaguement réfléchi, passant une main sur ma nuque, je cherche clairement les mots pour expliquer la situation qui me colle à la peau depuis des années. Je ne lui ai jamais vraiment parlé de ces histoires-là, tout du moins, pas sérieusement. « Il y a toujours un truc qui cloche. Soit je ne suis pas assez démonstratif dans ma manière de montrer mes sentiments, ou bien tout s'estompe au bout d'un moment. Question de poisse peut-être. Un jour ça arrivera, mais pour le moment, j'évite de trop y penser. » Et là, c'est le drame. Je m'imagine, personne âgée, dans mon fauteuil à regarder le temps passer et attendre la fin. Berk. Quelle horreur. C'est triste d'imaginer des choses pareil, mais c'est comme ça. Se faire une raison ? Oui et non, je dirais plutôt que je pars défaitiste. Mon sourire disparait l'espace de quelques secondes, je réfléchis beaucoup trop. Je me casse la tête pour très peu de choses. Je secoue ma tête et je reviens à la réalité, marchant à côté de Gabriel, j'essaie de passer à un autre sujet. Moins sensible, si je puis dire. « Enfin soit ! Maintenant que j'y pense, ça fait un moment que t'es pas venu t'entrainer à la guitare. C'est mal, ça ! » L'art de passer du coq à l'âne ? Pas du tout voyons, mais cette phrase se révèle être réelle entre autre. Il est vrai que maintenant, cela va faire un moment que je n'ai plus vu Gabriel à l'oeuvre sur une guitare. En même temps, il doit être trop occupé pour penser à ça. Suis-je bête. Il est patron, contrairement à moi. C'est déprimant.
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E. Gabriel Johnson
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MessageSujet: Re: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Lun 27 Fév - 15:42

He's not a Boy that You can Change



Mère me taperai sur les doigts si elle m’entendait. Elle qui est si pieuse, elle ne supporterait pas que son fils adoré puisse parler avec autant de légèreté de toutes ces choses catholiques qu’elle s’était donnée tant de mal à lui inculquer. De Dieu, des Anges, en parler comme on discute d’un petit restaurant près du quartier de Soho. Ou même moins respectable. « Je permets à Dieu de se rincer l’œil. S’il doit être déçu, c’est uniquement parce que je n’hausse pas le niveau. Mais tu lui diras que je refuse d’avoir plus d’une femme à la fois dans mon lit, et que je refuse de jouer les homosexuels. S’il en est friant, qu’il jette un œil du côté de ces chers Grecs. » J’hausse les épaules, l’air parfaitement sérieux dans chacun des mots que je prononce. Ah, si Mère entendait ça. Elle en mangerait les pissenlits par la racine avant l’heure. Un sourire anime discrètement mes lèvres, me trahissant finalement. J’y pense, il est vrai que j’ai toujours été assez éloigné des dogmes religieux que voulait encrer ma mère dans ma petite tête. Et pourtant, elle ne m’a jamais moins aimé pour autant, et moi tout autant. Je crois qu’elle comprenait le besoin que j’avais de me rebeller contre ces règles et ces pieuses habitudes et rituels. Je me souviens qu’elle en riait de bon cœur, avant de me gronder pour la forme. Je suis toujours loin d’être dans le rang. Je suis donc bien mal placé pour jouer les anges gardiens, au moins autant que l’est Camille. Alors, un éclat de voix traverse mes lèvres, un rire, lorsqu’il dit douter que je sois taillé pour arborer ces ailes duveteuses. « Moi aussi ! » Et puis, j’ai bien assez à faire en m’occupant d’être mon propre guide, je ne saurais que faire d’un autre paumé dans mon genre. Ou dans le genre de Cam’.

Outre une vocation divine ratée, mon cousin et moi avions en commun notre malchance en amour. Car courir les jupons ne veut rien dire d’autre que chercher une compagnie éphémère. Mon cœur balance pour une serveuse à la voix d’or, et une travestie au toucher exquis, alors que mon doigt arborera bientôt la bague m’unissant à cette jeune femme dont je ne sais toujours rien. Je n’y songe jamais, de peur de réaliser à quel point je suis perdu, à quel point ma vie sentimentale est vouée à l’échec, et qu’il se pourrait que je finisse bel et bien comme mon père, à abandonner ma famille au profit du travail pour fuir une vie de famille ne me correspondant pas, continuant de papillonner de femme en femme au désespoir de tomber sur celle qui me fera sentir jeune de nouveau. Voilà qui serait une fin bien pitoyable. Non, je n’ai pas le temps pour ces réflexions déprimantes qui vous font afficher des têtes d’enterrement. J’ai un sourire à fixer sur ce foutu visage, une irrémédiable ligne de conduite, une perfection à suivre comme une ombre. Si je veux me permettre d’aspirer à plus brillant que ma vie d’obscurs rêves frustrés, je me dois d’être plus optimiste. Et de ne pas songer à mes malheurs amoureux. Je tourne la tête et vois Camille sérieux comme il l’est rarement. Ces histoires de cœur ne semblent pas lui réussir, à lui non plus. Tel un grand frère, je le prend par les épaules et tire sur sa maigre joue pour créer un sourire sur sa bouille boudeuse. « Eh, ne prend pas cette tête de six pieds de long, Camille. » On pourrait presque croire que je serais capable d’être un jour vraiment gentil avec lui. Mais cela me semblerai bien ennuyeux. J’ajoute ; « Regardes toi ; t’es maigrichon, imberbe, t’as un plat de spaghettis sur le crâne, et pas grand-chose entre les deux oreilles. Elles finiront toutes à tes pieds ! » Un rire m’échappe. Je le taquine, histoire qu’il plaisante à nouveau avec moi. Finalement, il change lui-même de sujet.

Cela fait en effet un bon moment que je n’ai pas pointé le nez chez Camille afin de profiter des cours de guitare qu’il avait accepté de me dispenser. Une idée de ma part, encouragée par le médecin. J’en ai besoin pour ne pas finir avec les capacités d’un retraité d’ici deux ans et espérer pouvoir continuer à jouer du piano aussi bien qu’aujourd’hui. Voir même m’améliorer. « Je sais, je songeais justement à me libérer quelques heures pour passer te voir. Le doc’ ne cesse de me répéter que c’est important. Mais je n’ai pas assez de vingt-quatre heures par jour pour faire tout ce que je devrais faire. Peut-être la semaine prochaine, qui sait, si j’ai le temps. » j’hausse les épaules, mes mains glissent jusqu’à mes poches. Tant que je n’aurai pas trouvé quelqu’un de confiance et de compétant pour m’assister, je n’aurai pas le temps pour grand-chose concernant ma vie privée, et pas même pour ma propre santé. Je travaille trop, me dit-on souvent. Plus le temps passe, plus j’acquiesce. Je tiens de moins en moins avec mes cinq malheureuses heures de sommeil par nuit. Je soupire. « Quant à toi, tu ne m’a pas l’air de te tuer au travail. Tu n’as donc rien de mieux à faire de tes journées qu’empêcher tes ainés de tomber dans la débauche ? » J’ajoute avec un léger sourire. Après tout, peut-être arrivait-il à remplir sa mission. Quelle abomination.



    I'm an Englishman in New York
    I don't drink coffee I take tea my dear. I like my toast done on one side, and you can hear it in my accent when I talk. See me walking down Fifth Avenue, a walking cane here at my side. I take it everywhere I walk. I'm an alien, I'm a legal alien. If, "Manners maketh man" as someone said, then he's the hero of the day. It takes a man to suffer ignorance and smile.
    Be yourself no matter what they say.
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Andréa S. Rosebury

☇ PRÉNOM : laura.
☇ STAR : a. BUTTERFIELD
☇ CRÉDIT : RUTLEDGE ASYLUM.
☇ MISSIVES : 276
☇ ÂGE : 14 y.o
☇ STATUT : c'est le vide.
☇ JUKEBOX : GOTYE ft kimbra - somebody that i used to know
☇ COMPTES : même pas.


MessageSujet: Re: paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.   Sam 14 Avr - 21:31



c'estencoursmabiche.
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paraîtrait que la connerie c’est la décontraction de l’intelligence. - gabriel.

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