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GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night

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E. Archibald Kennedy

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MessageSujet: GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night   Lun 30 Jan - 12:31



Let me be your Jules for one night

Bienvenue dans le merveilleux sujet d' Archibald Kennedy qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Gail Guerrero. Actuellement ils font un sujet privé. N’est ce pas merveilleux ? L’histoire se déroule le 15 janvier à 20heures alors que la météo est froide. A présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : J'ai appris il y a quelques jours que la femme que j'aime est enceinte de son fiancé, qu'elle est malade et qu'elle m'a mentit en me disant que le bébé était de moi. Je suis perdu et donc je décide d'écrire dans ce bar où Gail vient m'accoster pour me parler livres. Je lui dis que je suis l'auteur qu'elle recherche et nous passons des heures folles pour ensuite recommencer jusqu'à ma réconciliation avec Evelyn.

crédit © bazzart & white rabbit
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E. Archibald Kennedy

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MessageSujet: Re: GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night   Lun 30 Jan - 18:49


Dix-neuf heures; je quitte mon petit appartement pour m'aventurer dans les rues de la ville illuminée par les enseignes qui semblaient se battre pour attirer toute l'attention possible. J'avançais dans la fiche couche de neige qui recouvrait la ville en cette soirée d'hiver en repensant aux aveux d'Evelyn, enceinte et malade, c'est tout ce que je peux garder en tête, ces deux mots tournent à tout bout de champ me rendant fou. La femme de ma vie attend un enfant qui ne peut pas être de moi et elle est malade. Les risques de mourir ne sont pas minimes et je ne veux pas vivre ça une deuxième fois. Je l'ai rejetée, à contre cœur et je me demande si c'était la meilleure chose à faire mais son fiancé a plus à lui offrir que moi. Je meurs de jalousie en l'imaginant dans ses bras et savoir qu'il l'a enfantée.. J'ai l'impression que tout s'est effondré. Tout s'est passé dans la journée, elle est arrivée et elle m'en a finalement parlé, tout est allé si vite.. Je la revois pleurer et me supplier de pas la rejeter mais j'étais tellement énervé.. Je souffle et sors ma main droite de sa poche et replace correctement mon chapeau, les joues rouges j'arrive devant l'endroit voulu, mon sac sur l'épaule et je rentre dans l'endroit chaud, l'ambiance est déjà bonne.

Je salut le barman d'un hochement de tête et vais m'assoir à une table reculée. Je sors mes feuilles, ma bouteille d'encre et ma plume et me met au travail, j'ai un roman à continuer que je dois rendre avant la fin du mois et je suis bien loin d'avoir terminé mais il me manque quelque chose. Quelqu'un, une héroïne qui pour une fois changera les choses. Je veux innover. Cette fois, je parle des gros bonnets qui font du trafic. La mafia. Jamais je ne les avais 'attaqués' et je dois dire que c'est exaltant, je risque beaucoup plus avec eux qu'avec les hommes riches qui font tout ce qu'ils veulent. Qui marient leurs enfants de force, qui les frappe, qui mentent et qui ont des affaires qui ne sont pas claires. Beaucoup de personnes m'ont demandés pourquoi je faisais ça, pourquoi je dénonçais la société dans laquelle on vivait, je m'indignais à chaque fois, aiment-ils réellement vivre dans de telles conditions ? Devoir se cacher pour s'exprimer ? Décidément, les gens m'étonneront toujours. Moi qui suit un homme de liberté, je ne peux me résoudre à vivre dans ces conditions jusqu'à la fin de mes jours et puis.. Même si je n'en parle pas, j’espère faire changer les choses pour pouvoir offrir une nouvelle vie à Evelyn et au bébé. Mais soyons franc, c'est une idée folle en laquelle je ne dois pas trop croire, elle me perdra.

Il est à présent 20heures et je continue de coucher mes mots sur ce papier. Je barre, je recopie et je vois mon verre d’absinthe avec modération ne voulant pas devenir soul avant la fin de soirée. Je relève la tête et m'appuie contre le siège, je souffle doucement et passe une main dans mes cheveux, regardant chaque personnes présentes dans ce lieu, j'en connais certaines qui me saluent, je leur rend leur signe et passe ma main sur mon visage, comme pour trouver les paroles adéquates. Elles ne se font pas attendre. Je me replonge dans mes pages qui deviennent de plus en plus noires, j'ai peur de ne pas en avoir pris assez.
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Gail Guerrero

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MessageSujet: Re: GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night   Mar 31 Jan - 0:55

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la vie d’admiratrice n’est pas de tout repos. Enfin, ça, c’est ce que dirait une admiratrice qui n’a pas les moyens de filer son idole. Non, non, les mots n’étaient pas trop forts, même dans ce cas précis ; Gail était bel et bien une admiratrice au sens propre du terme et elle n’avait pas lésiné sur les moyens pour finir par savoir où pouvait bien traîner Archibald Kennedy. Tout se paie, dans la vie…Evidemment que c’est de lui qu’il s’agissait ! Depuis que la jeune femme était tombée par hasard sur un de ses livres dans une petite librairie, c’était devenu une véritable obsession et il avait fallu qu’elle lise tous ceux qu’elle avait pu trouver. Non pas que ce qu’il écrivait était si fabuleux que ça, quoique, il était très doué, mais ce n’était pas ça qui faisait que Gail l’admirait autant. Non, c’était plutôt le fait qu’elle avait l’impression qu’il essayait de faire passer un message au travers de ce qu’il écrivait. Quelque chose à lire entre les lignes. Quelque chose qui n’était donc pas permis, par conséquent. Et là-dessus, elle s’était fait un tout un film, comme à son habitude. Bien qu’elle ne sache pas encore à quoi il ressemblait, elle imaginait son cher écrivain agenouillé devant le parrain de la mafia sicilienne, lui prêtant serment d’allégeance. C’était sans doute un peu exagéré, mais c’était ce dont la jeune femme rêvait la nuit. Dès lors, il avait absolument fallu qu’elle en sache plus à son sujet. Ah cette fâcheuse tendance à toujours vouloir risquer sa peau. Peut-être qu’elle le regretterait un jour ou l’autre, mais en attendant, elle était parvenue à savoir quelles étaient certaines habitudes du jeune homme. Au prix d’efforts non négligeables, mais qu’importe ? Il le valait bien, selon elle.

C’est ainsi que la petite latina se retrouva à vagabonder dans les rues de Little Italy. C’était la première fois qu’elle y mettait les pieds depuis qu’elle était arrivée à New-York, et la première chose qu’elle se dit en pénétrant dans ce quartier, c’était qu’il y avait énormément de vert, de blanc et de rouge, bien sûr. Peut-être même un peu trop, mais on ne pouvait pas dire que ce n’était pas coloré, au moins. Et puis, quel meilleur endroit pour copiner avec quelqu’un faisant partie de la mafia, je vous le demande ! Non, elle n’en démordait pas.
Bon, ce n’était pas tout ça mais il fallait encore qu’elle trouve l’établissement dont sa source lui avait parlé. Elle continua donc d’arpenter le coin de long en large et c’est au détour d’une ruelle qu’elle finit par tomber dessus ! Si ce n’était pas une aubaine, ça ! Ca n’en n’était pas une et il valait mieux qu’elle le trouve rapidement, d’ailleurs, parce qu’il ne faisait pas des plus chaud au dehors, mais elle préférait le croire.

Une fois à l’intérieur, la jeune femme qui ne connaissait absolument pas l’endroit alla s’installer à une table inoccupée, histoire de faire un petit repérage. Si ça se trouve, l’écrivain n’était même pas là ce soir-là ! Voilà qui ne serait vraiment pas de chance, étant donné que sa source lui avait certifié qu’il serait présent, mais on ne sait jamais ! Gail s’empressa de demander quelque chose à boire, vu que le barman la fixait, ne semblant attendre que ça, ce qui était logique. Puis elle observa les habitués, un à un, avant que son regard ne s’arrête sur un jeune homme –loin d’être déplaisant, soit dit en passant, en train d’écrire, à l’autre bout de la salle. Quel drôle d’endroit pour écrire des romans, elle qui avait toujours cru que les écrivains avaient besoin de calme pour travailler…quoiqu’il en soit, ça ne pouvait être que lui et elle se sentit quelque peu intimidée. Pourtant, elle était là surtout pour lui parler et ça ne lui ressemblait pas, il fallait donc qu’elle se lance !

Elle inspira à fond, se leva, délaissant son verre d’elle ne savait plus quoi par la même occasion et prit la direction de la table sur laquelle un roman était en train de voir le jour, toute souriante.

« Bonsoir, je peux vous offrir un verre ? »


La technique d’approche de bas étage, oui. Non seulement, ce n’était pas aux femmes d’offrir quoi que ce soit, on le lui avait répété de nombreuses fois, ça ne se faisait pas en Amérique, apparemment et en plus de ça, il était déjà en train de boire quelque chose, c’était donc parfaitement inutile !
Gail se mordit la lèvre inférieure, quelque peu déstabilisée par sa propre imbécilité. Mais elle allait trouver mieux ! Et le mieux dans tout ça, c’était encore d’être directe, non ? Haussant les épaules, suite à ses réflexions, elle reprit :

« Veuillez m’excuser, mais vous êtes bien Archibald Kannedy, l’écrivain, n’est-ce pas ? Vous ne pouvez pas savoir à quel point j’aime ce que vous faites ! »

Ah ben là, c’est sûr, on ne pouvait pas faire plus direct, mais au moins, elle ne perdait pas de temps à tourner autour du pot !
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E. Archibald Kennedy

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MessageSujet: Re: GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night   Mer 1 Fév - 21:41

Perdu dans les méandres de ses pensées, Archibald ne savait pas quoi écrire. La page devant lui était presque blanche et s'il aurait été seul chez lui, il aurait probablement tout retourner par rage. Il était sortit pour justement éviter ça, éviter de tout casser et éviter de se laisser manger par tous les sentiments qui se battaient en lui. Il ne savait pas comment réagir, risquer de perdre Evelyn pour toujours comme c'est arrivé avec son ex femme, supporter l'idée de la voir mourir mais l'accompagner jusqu'à ses derniers jours et élever le bébé ou bien tout avouer et laisser les choses se faire.. Si il s'écoutait, il irait voir Evelyn et l'obligerait à tout avouer à son père pour l'emmener loin de tout ça car évidemment, la haine qu'il avait éprouvé envers elle n'avait pas duré très longtemps. La peur avait prit le dessus. Il ne savait pas ce qu'elle vivait avec son fiancé, il était persuadé qu'il pouvait lui faire vivre les plus belles années de sa vie.. Non, il n'arrive pas à s'y faire. Jamais aucun homme ne la rendra heureuse comme lui peut le faire, il le sait.

Mais là n'est pas la question. Il se demandait comment continuer son roman. Devait-il en faire un drame ou une histoire heureuse ? Devait-il pour une fois mettre les riches en avant ou comme d'habitude rester sur les droits des pauvres ? Il voulait jouer avec le sarcasme étant lui même un homme de la classe aisée. Il voulait faire un peu d'humour mais le comprendra t-on ? Il écrit plusieurs phrases, il les barre tous et il recommence. Finalement, il décida de ne pas s'embêter, il resta sur le sarcasme. Il ne faut pas être le plus intelligent des hommes pour comprendre que ce qu'il dit n'est pas sérieusement. Pourquoi ne pas ajouter une touche de drame ? Un meurtre, le héro peut-être ? Ou bien l'employeur tué par la bonne qui voulait se venger ? La moral de l'histoire serait que même une personne qu'on "dresse" peut se rebeller. Ce sont des êtres humains comme nous. Quand il était jeune, sa nourrice lui disait toujours qu'un jour les escalves seront heureux. Archibald y croyait. Il y croyait dur comme fer alors il pousse les gens à faire ce qu'ils veulent. Il ne sait pas si ça marche, mais il sait que ça portera ses fruits. Après tout, si ces romans n'étaient pas lu, serait-il célèbre ? Enfin célèbre.. Tristement célèbre. Il n'est pas à l'abri d'une arrestation ou d'une réprimendation. Voilà pourquoi il se cache.

Alors qu'il ne pensait plus à sa journée, les mots prirent place sur la feuille et au bout d'un moment, il fût déranger. Une voix de femme qui lui proposait un verre. Il releva la tête et s'appuya contre le siège, un petit sourire sur le coin des lèvres.

- Ce serait plutôt à moi de vous en proposer un, non ?

Son verre était presque vide et il ne serait pas contre un verre de whisky. Noyer ces problèmes dans l'alcool n'est pas la meilleure solution mais pourquoi pas ? Surtout avec une jolie femme à ses côtés. Evelyn ? Il ne voulait pas y penser. Penser à ses beauc yeux lui donner envie de pleurer. Oui oui, pleurer. Archubald Kennedy, l'homme qui reste insensible face à beaucoup de chose, est à la limite des larmes quand il pense à sa belle. La scène aurait pu être comique, malheureusement ce n'est pas le cas.

- C'est moi, oui. Vous m'en voyez ravi ! Et si vous preniez place à mes côtés pour m'expliquer ce que vous aimez dans mes écrits, je pourrais aussi vous offrir un verre, à moins que l'on vous attende.. Qu'en pensez-vous ?

Il aimait savoir ce qui plaisait dans ses écrits,soit pour flatter son égo, soit pour flatter son talent. Après tout, on peut aimer tellement de choses différentes que c'est tout le temps touchant d'entendre quelqu'un dire qu'il aime ce que vous faites. Il se permet un sourire charmeur, après tout, cette jeune femme était à croquer.

[Excuse moi c'est cours, je me rattraperais dans les prochains x.x]blockquote>
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MessageSujet: Re: GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night   Jeu 2 Fév - 1:28

Maintenant qu’elle avait fait le premier pas, Gail n’était plus sûre d’avoir bien agi. Peut-être qu’il penserait qu’elle était une de ces femmes sans gênes, un peu comme les amazones. Mais c’est la même chose que lorsqu’on admire un grand acteur ; si on ne se démène pas pour le rencontrer, lui ne s’en souciera pas le moins du monde. Ce qui est normal, étant donné qu’il ne sait même pas que vous existez. Son sourire ne faiblit pas, au contraire, il s’élargit davantage lorsque le jeune homme lui répondit que c’était plutôt à lui de lui proposer un verre, souriant à son tour. Bien, il n’avait pas l’air hostile, ni trop dérangé. Car oui, il aurait très bien pu l’envoyer balader en lui disant qu’il était occupé. Il parait que déranger les génies en plein travail, ça ne se fait pas !
En revanche, la jeune femme hésita un moment quand Archibald lui proposa de se joindre à lui. Pourtant, c’était elle qui eue l’idée en premier, mais au fond d’elle, elle avait pensé qu’il n’accepterait jamais. Comme beaucoup d’admiratrices, Gail avait tendance à exagérer les choses, mais bon, c’était comme ça, elle n’y pouvait rien. Une fois sa surprise passée, elle songea à ce qu’elle pourrait bien lui dire, étant donné qu’il lui demandait ce qui lui plaisait tellement dans ses écrits. Elle ne pouvait tout de même pas lui dire que c’était surtout le danger qui semblait émaner de sa personne, et ce, d’entrée de jeu, pas vrai ? Ca non plus, ça ne devait pas se faire…Mais d’un autre côté, elle ne pouvait certainement pas refuser une telle offre, c’eut été un véritable sacrilège !

« Oh non, personne ne m’attend ce soir, j’en serais honorée. Au fait, je ne me suis pas présentée, je m'appelle Gail. »


Tiens, voilà autre chose, maintenant, la vampe qui sommeillait en elle venait de prendre les commandes sans qu’il s’y attende…mais quoi de plus normal lorsqu’on se trouvait en présence d’un homme tel que celui-là ? Si elle parvenait à se maitriser, il ne la prendrait peut-être pas pour une croqueuse d’homme, mais si il la prenait pour quelqu’un de trop solitaire, ce n’était pas une bonne chose non plus. Oh bon sang, elle aurait mieux fait de se taire, oui !
Sur ce, elle tira la chaise qui faisait face à l’écrivain et s’assit, cherchant les mots qu’il fallait pour exprimer son admiration pour ses romans.

« Hum…par où commencer ? La question serait plutôt : qu’est-ce que je n’aime pas dans vos écrits ? Et à ça, je répondrais qu’il n’y a rien que je n’aime pas. J’aime la façon dont vous écrivez, ce dont vous parlez… »

Gail se pencha légèrement par-dessus la table et chuchota :

« Ce que vous dénoncez aussi. »


Hé oui, il s’agissait là d’un sujet délicat et bien que le jeune homme soit probablement en terrain conquis dans cet endroit, il valait toujours mieux prendre ses précautions. Après quoi elle ricana, faisant un geste de la main comme pour balayer ce qu’elle venait de dire et son regard se reporta sur Archibald alors que ses joues rosissaient quelque peu.

« Mais j’imagine que vous devez entendre ça tous les jours ! »


Voilà qui aurait été logique, puisque si il continuait de publier des romans, c’est qu’il avait pas mal de fans qui pensaient tous la même chose qu’elle, à peu près ! Et comme le jeune homme offrait les consommations, Gail opta pour de la tequila. Peut-être pas très chic mais ça lui rappelait son pays !
Puis toujours sur le ton de la confidence, elle continua, tâchant de rester concentrée sur ce qu’elle disait et de ne pas se perdre dans le bleu de ses yeux, ce qui n’était pas chose aisée :

« Ca doit être excitant d’écrire sur ce genre de sujets, vous devez certainement rencontrer des gens surprenants, je me trompe ? »

Et par là, elle ne voulait pas du tout parler d’une quelconque mafia…quoique si, en réalité ! Mais une fois encore, il y avait des choses dont il ne valait mieux pas parler n’importe où, ni à n’importe qui, ni n’importe comment. Et qui sait, peut-être que l’écrivain comprendrait tout de suite le sous-entendu.
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MessageSujet: Re: GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night   Lun 6 Fév - 14:35

Rejeter une aussi femme quand on est un homme comme Archibald? Impossible. Un homme reste un homme et bien qu'il soit fidèle, il ne pût s'empêcher de détailler la jeune femme face à lui. Elle semblait sûr d'elle et ça lui plaît. La jolie brune se présenta, il fit un mouvement de tête pour répondre ensuite par un « Alors enchanté, Gail. » Il la vit s'assoir, son sourire se transforma en un petit rictus, content d'avoir de la compagnie. Il la regarda chercher ses mots, un sourcil haussé, les avis qu'on lui donnaient divergeaient et celui qu'elle lui donna le fit rire. Enfin, c'est plutôt la manière dont elle l'a dit qui la fit rire. Mais ce n'était pas méchant, c'était un rire simple, comme s'il s'y attendait.

- « On me le dit souvent, oui. Mais une fois de plus me touche quand même. Ce que je dénonce ? Ce ne sont que vos idées et celles de centaines de personnes, je m'adresse à mes lecteurs comme vous, vous vous adressez à vos amis sur les sujets épineux. Il n'y a rien d'admirable là dedans, je ne fais que retranscrire les paroles de gens qui ont haussé la voix avant moi. »

Archibald et ses explications.. Il ne se prenait pas pour un dénonciateur. Il ne l'était pas plus qu'un autre, mais il était juste plus inconscient. Il publiait ses romans à l'aide de personne qui risquent beaucoup, il risque sa liberté pour des choses qui ne changent rien, vu la manière d'agir de beaucoup de personne. Il fit signe pour qu'on vienne chercher des commandes et commanda une tequila pour elle et un whisky pour lui. Alcool beaucoup moins agressif que l’absinthe, c'est vrai. Il se releva légèrement et tendis l'oreille à Gail et l'écouta, il haussa les épaules.

- « Je rencontre toute sorte de personnes. Alors qu'entendez-vous par des gens surprenants ? »

C'est quelque chose qu'il aimait particulièrement dans son travail, il interrogeait des dizaines de personnes par soir, certains répondent d'autre préfère passer leur chemin, qui leur en voudrait ? Même avec la certification que leur nom ne sera pas dévoilé, ils ont peur. C'est normal, mais qu'ils ne viennent pas se plaindre que rien ne change.

- « Je suis curieux, comment avez-vous connu mes romans ? Il faut les chercher pour tomber dessus, pourtant.. »
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MessageSujet: Re: GAIL&ARCHIBALD - Let me be your Jules for one night   Dim 12 Fév - 12:35

Il n’y avait rien d’admirable là-dedans ? A l’entendre, Gail avait vaguement l’impression qu’il parlait de simples romans de gare, aussi banals qu’ennuyeux. Pourtant, il s’agissait bien d’Archibald Kennedy, le seul, l’unique, elle ne pouvait pas s’être trompée. Peut-être qu’il essayait tout bêtement de se donner bonne conscience et ça s’arrêtait là. Oui, ça devait sûrement être ça ! Il n’empêche qu’elle était d’avis qu’il ne fallait pas être aussi modeste. Lorsqu’on est un véritable génie, autant l’assumer et l’admettre, non ? Néanmoins, elle pouvait le comprendre, ce qu’il faisait était assez risqué, c’est bien pour ça qu’elle répondit :

« Certes, mais vous, vous le faites savoir. Ce que ces autres qui l’ont dit avant vous, n’aurait jamais le cran de faire. C’est aussi et surtout pour ça que je vous admire tellement. »

Hé oui, autant le dire clairement. Et elle l’admirait aussi, parce qu’elle était certaine qu’en lisant entre les lignes, on pouvait encore y découvrir d’autres dénonciations beaucoup plus poussées, mais ça, autant ne rien dire à ce sujet, si le jeune homme éprouvait déjà quelques réticences, il était sûr et certain que jamais il n’admettrait glisser des messages subliminaux dans ses textes. Mais ça, elle s’y était attendue.

Ce qu’elle entendait par « des gens surprenants » ? Bien évidemment, ça avait un rapport direct avec ce qui venait d’être cité, et bien évidemment, elle ne pouvait pas en parler aussi crument . Elle chercha donc une meilleure façon d’en parler, ou de noyer le poisson, peut-être qu’elle en avait vraiment trop dit en fin de compte…

« Eh bien, j’imagine que vous récoltez des témoignages provenant de gens qui ont des raisons de parler de tout ça, si vous voyez où je veux en venir. Des gens qui n’ont pas froid aux yeux, surtout, comme vous. »

Sur ce, elle lui adressa son plus beau sourire. Le draguer ? Mais non, absolument pas, elle ne faisait qu’agir en tant qu’admiratrice, ce qu’elle était ! Quoiqu’elle aurait pu, puisqu’en plus d’être bon écrivain, il était aussi bel homme, et d’ailleurs, ça devait très certainement y ressembler quelque peu.

Le jeune homme lui demanda alors comment elle était tombée sur ses romans. Ca c’est sûr, il fallait les chercher, mais il ne la connaissait pas, quand miss Guerrero voulait quelque chose, elle finissait en généralement par l’avoir, c’était comme ça, surtout si ce n’était jamais qu’une question d’argent !

« Disons que je suis tombée par hasard sur l’un d’entre eux, en arpentant les allées remplies d’étagères de l’un de mes libraires favoris. Je lis énormément et de tout, donc il a cru que ça pourrait m’intéresser, ce qui fut le cas. Et depuis, j’ai cherché à tous les lire, voilà tout. »

Mais encore une fois, elle ne devait être la seule à avoir fait cela. Gail avait beau être quelqu’un d’unique, elle n’était jamais qu’une admiratrice comme tant d’autres et elle le savait très bien, ce qui ferait peut-être un jour la différence, qui sait !
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