Sujet: noah&lillian ı a ballad in central park Sam 4 Fév - 23:15
titre du rp
Bienvenue dans le merveilleux sujet de noah s. gosselin qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire e. lillian blackwood. Actuellement ils font un sujet privé. N’est ce pas merveilleux ? L’histoire se déroule le 26 Janvier à 15h environ alors que la météo est clémente mais fraîche. A présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Noah, en congé, a dessiné d'aller dessiner et se vider la tête loin de son quartier. Il se retrouve donc à Central Park, assis sur un banc, à dessiner une nouvelle fois la silhouette de Rosemary, qu'il n'arrive pas à sortir de ses pensées. Cependant, le calme apparent qu'il est venu chercher, ne sera pas au rendez vous, cette fois encore...
Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Sam 4 Fév - 23:16
Encore une fois, le temps est clément sur la ville. Et je suis en congé, ça c'est agréable. Pour une fois, je ne pense pas me contenter de rester chez moi à ne rien faire. J'ai envie de sortir cette fois. D'aller me balader, de m'installer sur un banc et de dessiner. Cette idée me traversant l'esprit, je repense à ma rencontre avec Rosemary, ce qui me fait sourire. Machinalement, je me prépare, enfilant rapidement mon veston et mon manteau, car malgré le temps ensoleillé qui semble régner sur la ville, il ne fait pas bien chaud non plus. Une écharpe ornant mon cou, et je prends mon calpin, auquel il manque quelques pages, que j'ai laissé à Rosie, et je l'enfonce dans la poche intérieure de mon manteau, avec son fusain, bien à l'abri. Une nouvelle question se pose. Où aller pour dessiner ? Je pourrais m'installer à la terrasse d'un bar, pour dessiner les pigeons, où encore les passants. Il y a une rue assez animée pas très loin de chez moi d'ailleurs, qui pourrait être intéressante, et où je pourrais m'inspirer facilement. Je soupire, l'idée ne me plaît pas en fin de compte. Rapidement, je décide finalement de prendre le métro, pour m'enfoncer un peu plus dans le centre de l'île. Le trajet reste court, j'ai choisi ma destination…
C'est étrange d'avoir choisi ce parc. Il est grand, et populaire. Mais surtout, il est très proche de la cinquième avenue. Du quartier où vit Rosemary. Ma décision, inconsciente, m'a fait me rapprocher d'elle cette fois, comme si j'étais attiré comme un aimant, ou comme si je pouvais penser une seconde que je la trouverais sur un banc à lire un livre. Je ne me faisais que des illusions. Et pourtant, mes pas me mène dans ce parc géant au milieu de la ville, et je finis par m'asseoir sur un banc. Soupirant, je finis par sortir mon calepin de mon manteau, et prend le fusain entre mes doigts. Mon regard se pose sur les bâtiments que j'ai en face de moi, imposants, et je commence à en dessiner les contours. Sans le savoir, fixant l'horizon, je trace le tout parfaitement sur mon calepin. Comme ça, je dessine pendant un moment, ne faisant même pas attention au fait que le froid devient assez mordant. Nous sommes fin Janvier, et je dois avouer que même pour moi qui n'est pas vraiment frileux, ces températures ne sont pas vraiment agréables. Pourtant, je m'en fiche, continuant à dessiner l'image que j'ai en face de moi. Cependant, ce n'est pas vraiment la silhouette des bâtiments qui se dessine sur le papier de mon calepin, mais une silhouette familière, accoudée à la rembarre d'un pont. Sans le savoir, j'ai redessiné ma rencontre avec Rosie. Et sans le savoir, une nouvelle rencontre, ressemblant à celle que j'ai connu avec la femme qui hante mes pensées depuis un mois, se profile à l'horizon…
E. Lillian Blackwood
Lillian ♔ Just here to be anoying.
☇ STAR : Evan Rachel Wood. ☇ CRÉDIT : Unicorn Tears (avatar) & Tumblr & Eating.queen (gifs) ☇ MISSIVES : 230 ☇ ÂGE : 24 ans. ☇ STATUT : Mariée. ☇ JUKEBOX : Benassi Bros - Rocket in the sky.
Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Dim 5 Fév - 19:01
(c) Tumblr.
« ANNOYING IS YOUR SECOND NAME. »
Des senteurs exotiques arrivaient jusqu'à ton nez délicat, tandis que tu inspirais toutes les fragrances présentes dans l'air. Les Bars Clandestins... Il n'y avait que ça de vrai à tes yeux. Tu y étais habituée et t'y sentais comme un poisson dans l'eau. L'illégalité était la seule chose qui te permettait de te sentir vivante. Flirter avec le danger... L'enlacer et se laisser porter par lui... Cette sensation était grisante. Accoudée à un bar, tu ressemblais bien plus à un homme déguisé en femme qu'à l'inverse. Tu n'étais nullement déguisée mais tu n'étais pas aussi maniérées que la plupart des membres de la gente féminine. Tes ongles étaient longs et entretenus, tes lèvres toujours nappées d'une couleur pétante, mais tu n'hésitais pas à t'attarder autour d'un verre de whisky qui te rappelait la présence de ton œsophage. Tu adorais également entendre la musique jazz ou music-all que les quelques radios de l'époque n'autorisaient pas. Ces musiques qualifiées de barbares simplement parce qu'elles appartenaient aux personnes de couleur noire. Des imbécilités. Du racisme pur et dur, chose commune. Tu n'appréciais pas cela. Qui avait bien pu décréter que les noirs n'avaient pas d'âme ? L'église bien sûr. Toujours ces idiots de religieux. Les femmes n'étaient pas mieux. Elles étaient inférieures aux hommes, à cause de cette histoire d'Adam et Eve. Si tu avais été à la place de la première femme, tu aurais flanqué ton pied dans l'entrejambe du premier homme, afin de lui montrer ta supériorité.
Les femmes donnaient la vie. Que faisaient donc les hommes, à côté ? Ils se tournaient les pouces, attendaient que la femme fasse à manger et s'abrutissaient derrière leurs journaux. La femme était obligée de se taire et de faire tout ce que son homme lui demandait, sous peine de mourir sous les coups et les blessures en tout genre infligés par "passion". Les crimes passionnels... Le machisme des hommes, surtout. Tes pensées divaguaient sans cesse dans cet endroit. Au moins, le fait d'être mariée à Théodore et d'être un couple libre te protégeait de ces futilités. Il ne te tapait pas dessus, puisqu'il se fichait éperdument de ce que tu pouvais bien faire. Tu pouvais flirter avec un homme, l'embrasser et bien plus. Ca n'aurait rien changé. Tu n'étais qu'un investissement mal jugé. Il pensait sans doute que tu serais docile et que tu le laisserais aller de son côté sans broncher. Que tu ne ferais pas de même. Le décès de tes parents biologique t'avaient changée. Tu étais devenue froide et dénuée de cœur, ou presque. Tu ne vivais plus que pour ressentir les divers plaisirs de la vie. Tu n'attendais plus rien. Ni de la vie, ni de quelqu'un en particulier. Tu vivais, parce que le fait d'attenter à tes jours te semblait être un sacrifice immonde. Tes parents auraient tout donné pour toi. Et ils étaient morts. Tu ne pouvais pas sacrifier leur héritage. Ils auraient sans doute aimé que tu aies des enfants un jour, mais c'était peine perdue.
Tu te pris à envisager un bâtard. Si Théodore venait à l'apprendre, il te tuerait. Tu le savais. Et qui voudrait de toi, ensuite, si tu survivais ? Tu serais une divorcée... Les mœurs donnaient encore à ce fait un statut de prolétaire. Les bâtards n'étaient autorisés que dans les familles de pauvres. De toute façon, il paraissait qu'ils noyaient les enfants à la naissance, ayant déjà bien trop de bouches à nourrir. La plupart des femmes de ton âge, une fois mariée, enfantaient sans tarder. Puis leur couple battait de l'aile et elles devaient supporter cette situation. Toi, tu avais pris les devants. Les marmots, très peu pour toi. Ils ne faisaient que brailler, à ce que tu avais entendu. Ils coûtaient cher à entretenir. Si tu avais pu le conseiller à tes parents, tu leur aurais dit de ne jamais t'envisager. D'ailleurs, en repensant à eux, tu ne savais pas du tout si ils avaient été heureux en ménage... Au final, tu t'en fichais. Tu te levas de ton tabouret, ton pas devenant titubant. Il n'était pourtant pas tard, mais ton whisky t'avait quelque peu attaqué. Et une Lillian bourrée ou pompette, c'était effrayant.
Tes pas t'avaient amenés, sans que tu ne t'en rende réellement compte, dans Central Park. L'herbe s'étendait à perte de vue et l'endroit aurait pu te paraître charmant si tu n'étais pas au courant des rumeurs qui circulaient. Central Park n'était pas toujours très bien fréquenté. Si ton premier réflexe fut de resserrer les pans de ton blouson contre toi pour masquer les quelques centimètres de peau laiteuse qui dépassaient de ton haut, tu décidas néanmoins de rester par ici. Ton regard suivit la courbe longiligne des enfants s'amusant sur le terre-plein, remarquant avec effroi leurs traits tirés. Ils devaient être pauvres. Tu ressentis un léger pincement au cœur avant de hausser les épaules. Tu ne t'étais jamais réellement préoccupée de savoir comment se portaient les autres. Ce n'était pas aujourd'hui que les choses allaient changer. Tu marchas quelques instants, les talons de tes chaussures hors de prix s'enfonçant dans la boue. Tu affichas une grimace hautaine avant de repérer un banc. Un jeune homme à l'allure affable s'y trouvait, un crayon dans la main qui ne cessait de meurtrir le papier. Tu t'assis à côté de lui, jetant à coup d’œil à son coup de crayon. Un sifflement s'échappa de tes lèvres. Il était doué. Ta main vint se cramponner à la reliure de cuir pour l'élever dans l'air et la poser devant toi. Tes yeux s'attardèrent sur les courbes et les traits longilignes tracés.
« Vous êtes doué, dîtes. » Tu te levas, faisant quelques pas en arrière pour comparer avec les immeubles. « Ca ressemble pas mal. Vous sauriez m'apprendre ? J'ai toujours voulu dessiner, et je me sens l'âme d'une artiste ! » Le calepin t'échappa des mains, tombant dans l'herbe boueuse. « Oups, excusez-moi. Je m'appelle Lillian Blackwood. »
Tu tendis tes deux mains en direction du jeune homme. Qu'il soit droitier ou gaucher, il aurait une main à serrer ou à baiser. Son calepin t'importait peu à présent. Ton halène était chargée d'alcool et il pouvait sans doute le sentir. Tes pensées étaient trop embrouillées par la délicieuse boisson ambrée pour que tu fasses attention à ce que tu pouvais dire. Et cela te laissait hilare. Pour finir, tu avanças vers lui, marchant et enfonçant encore davantage le carnet dans la fange. Et le pire, c'est que tu n'étais même pas désolée. Tu n'étais consciente de rien, ou presque. A part le fait que le jeune homme était assez mignon et que tu ressentais un vif intérêt à son sujet...
Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Lun 6 Fév - 15:37
Si on m'avait que deux fois de suite on me piquerait mon calepin, tout ça les deux fois où j'étais allé dessiner dans un coin, juste pour être tranquille, je vous aurais bien ri au nez. C'était vrai quoi, qui aurait pu penser que le même genre de rencontre puisse vous arriver deux fois de suite ? Pas moi en tout cas. Mais là aujourd'hui, je voulais simplement dessiner, m'évader encore un peu, juste pour profiter de l'instant présente que je pouvais avoir quand les traits finissaient par former une silhouette sur le papier. Et ce calepin, c'était une grande histoire avec ce calepin. Je ne le quittait plus, depuis le décès de Carolyn. Il avait une très grande valeur sentimentale, et je le gardais près de moi pour ne pas le perdre, ou encore moins l'abîmer. Mais pourquoi, je me demandais désormais, pourquoi est ce que j'avais finalement décidé de me rendre dans ce parc. Il est vaste certes, grouillant de vie animale, mais pour la beauté du paysage, c'est vraiment à revoir. En plus, avec le temps, le sol est plutôt boueux, et pas vraiment attrayant. Mais bon, ce n'était pas vraiment pour la paysage que j'étais venu ici. Mais tout simplement parce que paradoxalement, Central Park longe les beaux quartiers de la ville. C'est vraiment un beau paradoxe quand même, car on peux se balader dans ce parc froid et miteux, ayant pour demeure les pauvres de la ville qui n'ont pas de foyer, et qu'à même pas une rue d'ici, les grandes boutiques et Broadway profile à l'horizon. Paradoxal en effet…
Pourtant, j'ai réussi à trouver un banc potable et pas trop défoncé pour m'y installer, sortant mon calepin de ma poche, avant d'y déposer le fusain, les traits prenant la forme de l'horizon, avec les immeubles alentour, une jeune femme ressemblant à Rosemary au premier plan, accoudée à une barrière. On peux clairement se douter du pourquoi de ma présence ici, du moins si c'était la personne dessinée dessus qui m'avait interrompu en prenant place à mes côtés sur ce banc, avant de -comble du malheur- me voler mon précieux calepin. Son sifflement au préalable, je ne l'avais pas remarqué. Trop dans mon dessin, probablement. Je ne prends même pas la peine de la dévisager, ou de regarder qui a osé me prendre mon calepin, alors que j'essaye furieusement de le reprendre. "Vous êtes doué, dîtes." Quoi ? Mais on ne peux plus dessiner en paix maintenant ? Elle se lève, essayant de faire je ne sais quoi avec mon calepin. "Hey ! Rendez moi ça !" C'est tout ce que je trouve à dire. Je me lève, pour essayer de lui reprendre. Peine perdue, encore une fois. mais c'est quoi cette manie des gens à me voler mon calepin bon sang ! Il n'y a rien d'extraordinaire sur le fait de dessiner un peu ! "Ça ressemble pas mal. Vous sauriez m'apprendre ? J'ai toujours voulu dessiner, et je me sens l'âme d'une artiste !" Je fronce les sourcils, croisant son regard pour la première fois. Elle n'a pas l'air très bien. Je reconnais l'ivresse quand je la vois, et je peux également la sentir. Mais ce qui me préoccupe le plus, c'est de voir le calepin échapper de ses mains, et de finir sa course par terre, dans l'herbe boueuse. Mais heureusement, il tombe à plat, refermé. Encore heureux parce que sinon, je fais un malheur. "Oups, excusez moi. Je m'appelle Lillian Blackwood." Elle tends les mains devant moi, et je reste sceptique. Finalement, je prends ses deux mains, et je la fait s'asseoir sur le banc. Elle est ivre, il n'y a aucun doute là dessus…
Et alors qu'elle s'avance, se laissant presque aller dans mes bras, je la vois marcher sur mon calepin, l'enfonçant un peu plus dans la boue. Je serre la mâchoire, avant de réussir à la faire s'assoir. Et enfin, je m'accroupis, pour reprendre mon calepin qui n'est pas trop boueux, juste de quoi m'agacer, et je l'enfouis dans la poche de mon manteau, même si une fine couche de boue recouvre une partie de sa couverture. C'est du cuir, ça se lave. Encore heureux ! Bon sang mais franchement faudra arrêter de me voler mon calepin ! Tout ça fait, je me rassois sur le banc, où la jeune femme semble me regarder avec grand intérêt. Je soupire, en demandant tranquillement. "Vous ne vous souviendrez même pas de mon nom quand bien même je vous le dirait. Vous êtes bien trop ivre pour cela." Et c'était vrai. Je ne connaissais que trop bien cet état pour savoir comment les trous noirs fonctionnaient. Elle puait l'alcool, et je savais également que l'alcool fonctionnait avec un certain retard. Vu le plein d'alcool que son haleine possédait, je savais qu'elle allait avoir du mal à rentrer chez elle. Et que quand elle aurait décuvé, elle aurait un sacré mal de crâne. Mais bon, je ne la connaissais pas vraiment, donc je ne pouvais pas en être certain…
E. Lillian Blackwood
Lillian ♔ Just here to be anoying.
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Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Mar 7 Fév - 15:03
(c) Tumblr.
« ALCOHOL IS SCARY. »
L'alcool présent dans tes veines te faisait voir trouble et ton pas ne paraissait pas aussi assuré qu'en temps normal. Pauvre de lui, tu avais trouvé une cible à ennuyer. Lorsque tu étais légèrement pompette, ton jeu préféré était de trouver un inconnu et de lui rendre la vie difficile. Ou dans le cas où tu étais vraiment éméchée, à trouver simplement un inconnu et à apprendre à le connaître pour une nuit... Histoire d'avoir un endroit où dormir. C'était soit cette solution, soit tu passais une nuit blanche dans un bar, à comater. Ton devenir faisait peine à voir. Lorsque l'on te connaissait depuis longtemps, l'on pouvait sans conteste dire que le changement était saisissant. Tu faisais presque pitié, au final. Tu avais tellement peur de tomber sur ton mari avec l'une de ses pimbêches que tu te dégradais toute seule. Comme si tu voulais lui donner des raisons supplémentaires de te détester et de ne pas vouloir te voir. De plus, le fait de retourner dans ta demeure signifiait, s'il n'était pas occupé, d'accomplir ton devoir marital. Et tu détestais cela. Que ce soit toi ou une autre au final importait peu, à ses yeux. Tu aurais pourtant aimé qu'il n'ait d'yeux que pour ton teint de porcelaine et pour tes grands yeux bleus. Tu ne servais à rien. C'était sans doute pour cette raison que tu t'étais laissée t'enliser de la sorte. Que tu avais cédé aux suppliques d'un verre d'alcool bien fort, pour oublier ce fait si agaçant.
Toujours est-il que tu étais debout et tentais tant bien que mal de trouver la main du jeune homme pour la serrer. Le monde semblait tourner autour de toi... Pour la première fois de ta vie, tu voyais réellement la terre tourner. Mais pas autour du soleil. Le brun attrapa tes mains et tu t'avanças jusqu'à ses bras. Il te fallait quelque chose auquel t'accrocher, de peur de tomber. Tu tenais à peine sur mes jambes cotonneuses. En même temps, venir avec des talons dans un endroit aussi peu stable n'était pas la meilleure idée. Mais tu ne te souvenais même plus comment tu étais arrivée jusqu'ici. L'alcool était quelque chose de réellement terrifiant. Avant que tu n'arrives dans ses bras, il te força à t'asseoir. Tu soupiras bruyamment tout en faisant la moue. N'avais-tu pas le droit de recevoir un petit câlin de la part d'un inconnu ? Était-ce interdit ? Apparemment. Tu le regardas s'abaisser vers ce carnet que tu avais laissé tomber et que tu avais déjà oublié en l'espace de deux secondes. Oups fut la seule pensée que tu parvins à avoir. Il le remit dans sa poche alors que tu le fixais, comme fascinée. Un rien te laissait coi, tant tu étais ivre. La phrase qu'il prononça te fut incompréhensible. Tu demandas, perplexe, d'une voix où sonnait les notes très peu élégantes de l'alcool :
« Qui te dit que je veux savoir ton prénom, d'abord ? » Voilà que tu le tutoyais. « Alors, tu t'appelles comment ? Maintenant, je veux savoir. Et puis c'est pas vrai, je suis pas ivre. J'ai juste bu un petit verre de trop. Mais chui pas une alcoolique moi monsieur. Je m'appelle Lillian, je vous l'ai déjà dit ? Non, je ne vous l'ai pas dit. Lillian, enchantée. Je suis mariée ! Mais mon mari, il n'a que très peu d'égards pour moi. Il y a toujours d'autres blondes qui traînent chez moi. Il aime les blondes. Il ne fait pas attention à moi... Alors je bois. Pour oublier le fait que je sois mariée à quelqu'un qui ne m'aime pas. Vous êtes marié ? Ne vous mariez pas. Jamais. »
Tes pensées étaient incohérentes, comme ton discours. Tu passais de la deuxième personne du singulier à la deuxième du pluriel, et ce, avec l'air le plus naturel du monde. Comme si tout cela était normal et qu'il ne devait pas y faire attention. Tu tapotas sa joue d'un doigt joueur, tes yeux fixant ce même doigt alors que tu l'approchais de tes yeux, chose qui te faisait loucher. Le verre de trop était sans doute plus qu'un seul verre... Mais le pire, c'est que tu restais persuadée d'être clean. Tu déclaras, assez fort pour réveiller tout New-York, puis de moins en moins fort vers la fin :
« Je chui dealeuse d'Alcool. Alors j'ai le droit de boire. C'est normal. Si je teshte pas la marchandishe, qui ch'est qui le fera ? Che sherait un comble, pour quelqu'un qui vend de l'alcoooooool, de ne pas en boire. Vous ne penshez pas ? Mais chuuuut, il faut pas le dire. Sinon je vais me faire arrêter, et mon mari il divorcera. Il faut pas qu'il divorce. Je l'aime, moi, au fond. Très au fond. »
Tu bougeas ton doigt pour le mettre devant ton œil gauche, pensant sans doute qu'il s'agissait de ta bouche, alors que tu répétais un "chuuuut". Ton état était déplorable. On se serait cru devant une adolescente qui se prenait sa première cuite. Tu posas la tête sur l'épaule du jeune homme, sans te préoccuper de savoir s'il était d'accord ou pas. Cependant, tu pris quand même la peine de demander, bien que ça t'était égal :
« Ca te dérange pas shi je dors un peu ? Non ? Bon d'accord, merchi. »
Tu fermas les paupières, et la terre continua de tourner autour de toi. Tu n'étais pas fatiguée mais commençais à avoir la nausée à force de voir le monde tourner. Qu'allait bien pouvoir penser ce garçon de toi ? Il n'avait pas l'air du genre à prendre les gens en pitié... Même s'il ne t'avait fallut qu'un total de dix minutes pour résumer 23 ans de vie. De ta vie. Tu venais de tout déblatérer à un inconnu. Tu ajoutas, toujours sous l'effet de l'alcool, d'une voix endormie :
« Je chui comme cha parche que mes parents ils shont morts. J'ai une chicatriche shur la jambe. La cuisshe, tu veux voir ? Plus tard... »
Il se passa bien une petite dizaine de minutes avant que tu ne relèves la tête, comme si un bruit strident venait de te réveiller, et que tu déclares, complètement folle :
« Mon dieu ! Ch'est l'heure du thé ! Il faut venir boire du thé ! Venez ! »
Tu te levas, attrapant la main de beau brun entre tes doigts et avanças d'un pas rapide dans le parc, cherchant un salon de thé des yeux. En gros, vous tournâtes en rond pendant quelques minutes, avant que tu ne te décides de t'arrêter, le cœur au bord des lèvres.
Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Mar 7 Fév - 17:54
Nan mais sur qui je suis tombé là ? Moi qui voulais tout simplement passer un moment tranquille à dessiner, encore une fois c'était raté ! A croire que j'allais finir par ne plus vouloir sortir, ou à ne carrément plus dessiner du tout. Parce que là, je m'en pose des questions. Deux fois je m'installe sur un banc pour me laisser aller à mon imagination, et deux fois je me retrouve avec une jeune femme sur les bras, me volant mon calepin. Bon, je dois avouer qu'avec Rosemary, c'était encore largement différent qu'avec Lillian. Rosie n'était pas ivre, déjà, et elle n'avait pas malmené mon calepin avec si peu d'égard. M'enfin bon, l'alcool fait faire des bêtises aux gens, et c'était là un exemple plus que clair de ce qui se passait dans la tête de la jeune femme que j'avais devant moi. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi elle essaye de s'imposer comme ça. Clairement, cette fille a des problèmes, on ne peux pas le nier. Mais si il est une chose que j'ai appris durant ma jeunesse à Paris, c'est qu'il ne faut pas juger les gens aussi facilement, surtout à la vue de mes origines. Maltraîtés, insultés, et j'en passe, j'avais appris à me faire une opinion des gens en apprenant à les connaître. Et ce n'était pas parce qu'une jeune femme était ivre devant moi que j'allais la juger sur ses actions. Me rasseyant sur le banc, en prenant soin de la remettre bien droite, parce que oui, elle avait commencé à glissé sur le côté, la demoiselle reprend la parole, cinglante. "Qui te dit que je veux savoir ton prénom, d'abord ? Alors tu t'appelles comment ? Maintenant, je veux savoir. Et puis c'est pas vrai, je suis pas ivre. J'ai juste bu un petit verre de trop. Mais chui pas une alcoolique moi monsieur. Je m'appeler Lillian, je vous l'ai déjà dit ? Non, je vous l'ai pas dit. Lillian, enchantée. Je suis mariée ! Mais mon mari, il n'a que très peu d'égards pour moi. Il y a toujours d'autres blondes qui traînent chez moi. Il aime les blondes. Il ne fait pas attention à moi… Alors je bois. Pour oublier le fait que je sois mariée à quelqu'un qui ne m'aime pas. Vous êtes marié ? Ne vous mariez pas. Jamais." Je souris, touché par le discours de cette demoiselle qui semble bien mal dans sa vie. Je soupire, réalisant que la pauvre, déjà pas bien âgée, n'a pas du avoir la vie facile…
Je me met à sourire, doucement, alors qu'elle se met à tapoter ma joue un instant, avant de le fixer en louchant, l'ayant mis devant elle. Soupirant, je lui réponds doucement, gardant mon aplomb. "Je m'appelle Noah. Je suis également enchanté de te connaître, peu importe les circonstances. Et tu m'en vois désolé pour ton mari. Pour répondre à ta question, je ne suis pas marié non…" Je la tutoie également, vu qu'elle ne semble même pas se rendre compte de son changement de pronom. Et puis de toute façon, vu sa familiarité, mieux vaux ne pas se gêner. Parce que oui, je ne peux plus la laisser comme ça, en sachant que la pauvre va finir ivre morte si je m'en vais comme ça, probablement dépouillée et violée. Elle reprends la parole, parlant fort, avant de baisser la voix. "Je suis dealeuse d'Alcool. Alors j'ai le droit de boire. C'est normal. Si je teshte pas la marchandishe, qui ch'est qui le fera ? Che sherait un comble, pour quelqu'un qui vend de l'alcoooool, de ne pas en boire. Vous ne penshez pas ? Mais chuuuuuut, il faut pas le dire. Sinon je vais me faire arrêter, et mon mari il divorcera. Il faut pas qu'il divorce. Je l'aime, moi, au fond. Très au fond." Je souris, hochant la tête à ses paroles, avant de rigoler à ce constat. Une dealeuse d'alcool qui boit. Très original. Ou pas. Et puis je l'observe, sans rien dire quand elle bouge son doigt devant elle, en faisant un chuuuut du doigt, ce qui me fait sourire un peu plus. "Promis, je ne dirais rien. Ton secret est en sécurité avec moi…" Elle finit par poser sa tête sur mon épaule, et je la laisse faire, me disant que comme je vais devoir la ramener, autant qu'elle prenne ses aises. Même si cela me met mal à l'aise. Elle est ivre, elle n'y verrais que du feu. "Ça te dérange pas shi je dors un peu ? Non ? bon d'accord, merchi." Je soupire, profitant de ces quelques minutes de silence. Je regarde l'horizon à nouveau, le soleil commençant à s'enfoncer derrière les immeubles, les ombres dans le parc de plus en plus grandes…
Je continue de regarder devant moi, observant l'horizon, sa voix se faisant lointaine. "Je chui comme cha parche que mes parents ils shont morts. J'ai une chichatrice shur la jambe. La cuisshe, tu veux voir ? Plus tard…" Je souris à ses paroles, alors qu'elle ne fait plus attention à ce qu'elle dit. Pas la peine de lui répondre non plus, son état d'ébriété la faisant doucement sombrer dans le sommeil. Je la laisse faire, me disant qu'il sera plus facile de carrément la porter plutôt que de devoir attendre qu'elle se réveille. Mais soudain, alors que je m'apprêtais à me tourner vers elle pour la soulever du banc, elle se redresse, les yeux grands ouverts, en déclarant, me faisant sursauter. "Mon Dieu ! Ch'est l'heure du thé ! Il faut venir boire du thé ! Venez !" Sans même le temps de l'en empêcher, elle se lève, ma main dans la sienne, et m'entraîne dans le parc, d'un pas rapide, étonnamment rapide d'ailleurs. Pour quelqu'un d'ivre en tout cas, elle est rapide. Jusqu'au moment où elle finit par s'arrêter, se demandant probablement où elle est. Je lui souris doucement, avant de dire d'une voix calme. "Lillian ? Je vais t'aider à aller boire un thé d'accord ? Tu pourras t'asseoir, te réchauffer, et je t'offrirais même quelque chose à manger pour t'aider à faire passer l'alcool. Mais il faut que tu me laisse faire d'accord ?" En hochant la tête, doucement, je lui tends ma deuxième main, qu'elle finit par prendre, et je l'entraine hors du parc. Je sais où aller, et je ne tarde pas à trouver la petite devanture familière où je sais que l'on pourra boire le thé et manger quelque chose sans soucis. L'aidant bien évidemment à marcher, parce que la demoiselle a commencé à tituber plutôt qu'autre chose, nous arrivons à destination, et je l'aide à s'installer sur le petit banc, m'installant à côté d'elle avant de soupirer, lui demandant avec un sourire. "Alors, qu'est ce qui te ferait plaisir ?"
E. Lillian Blackwood
Lillian ♔ Just here to be anoying.
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Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Jeu 9 Fév - 14:51
(c) Tumblr.
« CUP OF TEA ? »
Plus le temps passe, plus tu as l'impression que rien n'est cohérent, que tu avance dans un univers parallèle où tu n'es plus toi. Tes paroles ne sont plus que futilités et bêtises. Tu ne maîtrises plus rien. L'alcool fait son œuvre, te troublant bien plus que tu ne l'aurais pensé. Tes pas sont titubants, tes gestes flous et approximatifs. Tu fixes des points aléatoirement, fascinée par la moindre chose. Tu n'es qu'une inconsciente qui cherche à changer sa vie, à la rendre un peu plus rose peut-être. A moins que tu ne veuilles tout simplement la détruire, en te faisant de mauvaises fréquentations, en devenant une femme masculine avec une poigne de fer. Tu es étrange. Tu ne sais même plus qui tu es. Tu entendis néanmoins, dans ton brouillard, le nom du jeune homme. Noah. Tu aimais bien ce prénom. Il était désolé pour toi. Toi aussi. Tu aurais voulu avoir la possibilité de visionner ton futur et de ne pas tomber dans toutes ces choses. Tu aurais ainsi pu sauver tes parents, faire un mariage d'amour et être différente... Plus affable peut-être, meilleure sans aucun doute. Mais la dépression ne parvenait même pas à remonter jusqu'à ton lobe frontal. Tu errais dans les méandres de l'ivresse, un mal de crâne commençant à poindre dans ta tête. Au moins n'étais-tu plus consciente. Noah n'était pas marié. Il faisait bien. A moins que ce ne soit que les hommes, qui étaient assez manipulateurs pour vous briser, vous, sexe faible en deux ou trois paroles cinglantes, deux ou trois tromperies... ? Tu ne savais plus. Tu ne savais rien.
Tu déclares ton métier, comme si le fait que le Monde entier puisse le découvert t'importe peu. Tu te moques de l'autorité, quelle qu'elle soit, en agissant ainsi. Tu es effrontée, tes actes ne sont régis que par tes propres ordres, par tes propres règles. Alors tu continues de dire tout ce qu'il te passe par la tête, en espérant te sentir mieux de la sorte. Oublier les prunelles chocolatées de ton mari, oublier les mots doux qu'il t'avait murmuré à l'oreille pendant une année entière. Oublier ce premier baiser qu'il t'avait donné, et qui avait fait s'emballer ton palpitant. Noah, il sourit et rit à tes paroles. Il semblerait que tu fusses amusante, ainsi enivrée. Tu te dégoûtes et te fais pitié, en réalité. Tu souris niaisement lorsque Noah te promet qu'il ne dira rien. Ton secret est bien gardé. Tu as un comportement puéril. La vérité ? Tu as grandi trop vite. Tu as dû affronter la mort de tes parents alors que tu n'étais qu'une enfant, quittant à peine le stade de bambin. Tu avais été martyrisée par ta professeur de danse classique. Tu avais prié le seigneur, et il t'avait mit sur attente. Risible. La vie était risible. Tu tentes de t'endormir, d'oublier. Tous les moyens sont bons pour que tu ne penses pas à ta vie. Pour que tu cesses de penser à tous ses déboires qui t'avaient construite ou détruire, selon les évènements. Tu n'es rien. Tu es perdue.
Tu continues de baragouiner, à moitié ensommeillée, des choses qui te passent par la tête. Puis te lèves, comme mue d'une impulsion soudaine. Tu lui attrapes la main et t’enfuis dans le Parc, cherchant désespérément la porte qui annihilerait ta folie. Noah continue de faire preuve de gentillesse et d'être là pour toi. Il te dit qu'il va t'aider, qu'il t'offrira même quelque chose à manger. Et là, les larmes coulent sur tes joues. Tu passes d'un état d'esprit à un autre, de la joie pure à la tristesse. Tes prunelles se posent sur son visage, et tu pleures. Tu ne déclares rien cependant, suivant les pas de Noah en baissant la tête. Tu attrapes sa main avec deux des tiennes, pour être certaine qu'il te rattrape si tu tombes. Mais tu es heureuse que des gens aussi aimables que Noah existent. Tu n'es qu'une ivrogne insupportable après tout. Il aurait tout aussi bien pu t'ignorer et continuer son chemin. Mais non, il t'aide. Ce constat meurtrit ton cœur. Pourquoi, si des hommes comme lui existent, a t-il fallut que tu tombes sur Théodore ? Pourquoi ce milieu duquel tu arrives est-il seulement constitué de rapaces, auxquels tu te plaisais à ressembler jusqu'à maintenant ? Aurais-tu un cœur, en réalité ? Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tu es troublée, dans les fondements de ta façon de penser. Ton monde s'écroule. Tes principes, tout. Vous entrez dans un salon de thé et vous asseyez. Il te demande ce qu'il te ferait plaisir. Tu lâches sa main, fixant la nappe qui couvre la table, en pleine réflexion.
« Je te remercie. » Déclares-tu d'une voix monocorde. « Cependant, tu n'as pas besoin de m'inviter. Je peux déclarer, simplement en te voyant, que je suis plus riche que toi. De plus, c'est à moi de te remercier et, de ce fait, de faire quelque chose pour toi. » Tu te tournes vers lui, plongeant tes prunelles saphirs dans les siennes, les larmes commençant à sécher. « Que puis-je t'offrir, de fait ? »
Un sourire nappe tes lèvres. Tu te sens d'humeur sympathique. Tu es bien moins atteinte par l'alcool, parvenant à recouvrer quelques facultés mentales à même de te faire prononcer ces quelques phrases. Tu te dis, au final, que tu pourrais parvenir à te faire des amis si tu y mettais un peu du tiens. Tes joues rosissent, tu te montres timide et embarrassée. Le fixant toujours, tu ajoutes :
« Je suis désolée pour la piètre image que je t'ai montré de moi. Je m'appelle donc Lillian Blackwood, et j'ai hérité de la fortune de mes parents lorsqu'ils sont décédés. Je n'y ai jamais touché. J'ai aussi hérité de la fortune - un peu moins opulente - de mes parents adoptifs. Et la vente illicite d'alcool rapporte assez pour que je puisse me permettre de ne plus jamais travailler jusqu'à la fin de ma vie. Je suis ce que l'on peut qualifier de "bourge". »
Tu es encore un peu ensuquée, mais l'ivresse laisse place à une simple langue déliée. Si tu te montres la plupart du temps très secrète concernant ton passé, tu n'as plus à l'être avec lui. Tu lui as déjà raconté le plus gros de ta vie après tout, alors tu peux bien raconter le reste. Lui montrer celle que tu es en réalité, bien que ce ne sera que pendant quelques fugaces instants, avant que tu n'ériges à nouveau tes boucliers. Ton cœur, tu le protèges et veille à ce qu'aucune lance ne le perfore. Mais avec Noah, tu es persuadée que rien n'arrivera.
« Je te conseille de faire attention, le jour où tu trouveras une compagne. Je ne sais rien de ta vie, c'est vrai. Mais gares à toi. Certaines femmes sont bien plus fourbes que, vous autres, mâles, pouvez l'être. Théodore m'a fait miroiter un avenir merveilleux, j'y ai cru. Au final, il préfère passer du temps avec toutes les jolies blondes de New-York. Et surtout, si tu possèdes une fortune, il ne faut pas le dire à tes conquêtes. Les femmes sont vénales... »
Tu ne sais pas réellement pourquoi tu déclares tout cela. Tu apprécies ce que Noah a fait pour toi, depuis cette petite demi-heure. Tu veux le préserver, d'un certain côté, de toutes ces déceptions que tu avais vécu. Tu voulais qu'il trouve une femme qui ne profite pas de lui, de sa gentillesse. Le temps des badinages est terminé. Plus aucune parole légère ne quittera tes lèvres. Tu remets ton masque de femme forte et un tantinet froide. Pas pour te protéger de lui, simplement pour lui prodiguer les conseils les plus avisés. En espérant, bien entendu, qu'il ne se vexe pas de cette initiative de ta part. Tu ajoutes, les joues toujours rosies :
« Je suis désolée pour ton calepin. J'espère qu'il n'a rien. »
Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Jeu 23 Fév - 17:16
La vie est dure de nos jours, et ce pour beaucoup de gens. On le voit pas souvent, les habitants ayant une tendance à cacher leurs problèmes sous des artifices comme le maquillage, le parfum, ou une attitude bien trop confiante pour qu'elle soit honnête. Cependant, beaucoup ont du mal à assumer leurs problèmes, leur déguisement devenant comme une échappatoire. Et ce que je vois chez cette jeune fille, c'est tout ça. Cette souffrance, d'avoir grandi trop vite sans vraiment profiter de son enfance. Peut être était-il plus facile de se réfugier dans l'alcool. Non, c'était plus que certain qu'il était plus facile de se réfugier dans l'alcool, que de faire face à ses problèmes. Ça, je l'avais moi même vécu. Boire, jusqu'à ne plus savoir comment j'avais atterri dans tel ou tel endroit. Et le peu de moyens que j'avais, ayant disparu de ma bourse. Probablement dans un verre de whisky d'ailleurs. L'alcool devenant mon échappatoire, pour oublier ce que j'avais perdu. Alors oui, je ne pouvais que comprendre ce par quoi elle passait. Et pourquoi je ressentais ce besoin de l'aider. Au moins jusqu'à ce qu'elle reprenne ses esprits, pour que je sois certain qu'elle a suffisamment bien pour la laisser se débrouiller seule. Elle a l'air si jeune, si démunie comme ça. C'est triste de voir comment une si jolie jeune fille a pu finir dans un tel état. Alors oui, je suis triste pour elle. Elle semble perdue. Tout simplement. Je ne peux donc pas faire autrement que de l'accompagner, vers cet endroit qu'elle semble tellement pressé de me montrer. Avant de complètement oublier là où elle voulait aller. Je prends donc les rênes, prenant ses mains dans les miennes pour l'aider à marcher. Malgré tout, il faut bien qu'on s'entraide un peu dans ce monde si triste non ? Je n'aime pas voir ses larmes couler cependant. Rapidement, je me prends d'affection pour cette jeune fille qui semble perdue. Je n'aime pas voir les femmes pleurer. On doit les choyer, et non pas les faire souffrir. Toujours faire en sorte qu'un sourire orne leurs lèvres. Faire en sorte qu'elles soient heureuses, et comblées. Prendre soin d'elles, en quelque sorte. Peut être suis je vieux jeu, je ne sais pas vraiment. Pourtant, je ne peux pas m'empêcher de l'aider, même en la connaissant si peu…
Lentement, nos pas nous mène dans un salon de thé, et je l'aide à s'installer sur une des banquettes, en lui souriant toujours, avant de lui proposer de manger quelque chose. Certes, je ne suis pas très riche, mais je peux me permettre de lui offrir un thé bien chaud et une assiette de pomme de terre. Cependant, je souris à ses paroles, touché par sa sollicitude. "Je te remercie. Cependant, tu n'as pas besoin de m'inviter. Je peux déclarer, simplement en te voyant, que je suis plus riche que toi. De plus, c'est à moi de te remercier et, de ce fait, de faire quelque chose pour toi. Que puis-je t'offrir, de fait ?" Je secoue la tête à ses paroles, soupirant longuement. N'allons pas la vexer non plus. Il ne manquerait plus qu'elle se décide à me voler mon calepin à nouveau. Prenant entre mes mains le menu posé là, je l'observe longuement, avant de le reposer devant moi. "Je peux t'assurer que je pouvais me le permettre. Mais si tu insiste. Que dirais tu qu'on partage ? Une assiette avec un peu de pommes de terre, et une boisson chaude de ton choix. Ça te convient ?" Elle semble cependant un peu intimidée par la situation, alors qu'elle essaye de formuler quelques phrases, malgré son état d'ébriété avancé. "Je suis désolée pour la piètre image que je t'ai montré de moi. Je m'appelle donc Lillian Blackwood, et j'ai hérité de la fortune de mes parents lorsqu'ils sont décédés. Je n'y ai jamais touché. J'ai aussi hérité de la fortune - un peu moins opulente - de mes parents adoptifs. Et la vente illicite d'alcool rapporte assez pour que je puisse me permettre de ne plus jamais travailler jusqu'à la fin de ma vie. Je suis ce que l'on peut qualifier de "bourge"." Je laisse s'échapper un rire, secouant la tête. Si elle savait combien je m'en fichais qu'elle se soit comportée de cette manière avec moi. Ce n'était pas comme si ce n'était pas fréquent de nos jours. Je lui souris, en la regardant doucement cependant. "Ne t'en fais donc pas, il n'y a pas de mal." Et c'est encore une fois vraie. C'est un peu étrange comme première impression, mais il y a pire comme rencontre, et ça, elle pouvait me croire sur parole. Elle n'était pas la pire, bien au contraire…
Elle finit par se confier un peu plus, la commande passée et le serveur s'éloignant avec tout ça. Ses paroles me font sourire un peu plus. Si seulement elle savait. "Je te conseille de faire attention, le jour où tu trouveras une compagne. Je ne sais rien de ta vie, c'est vrai. Mais gares à toi. Certaines femmes sont bien plus fourbes que, vous autres, mâles, pouvez l'être. Théodore m'a fait miroiter un avenir merveilleux, j'y ai cru. Au final, il préfère passer du temps avec toutes les jolies blondes de New-York. Et surtout, si tu possèdes une fortune, il ne faut pas le dire à tes conquêtes. Les femmes sont vénales…" Je finit par baisser les yeux, fronçant légèrement les sourcils. Avant de relever les yeux vers elle, souriant doucement. "J'ai déjà été marié Lillian. Je sais comment fonctionne le monde. Mais crois moi, il y a beaucoup d'hommes différents de ton mari. Tu es juste tombée sur la mauvaise personne. C'est tout." Et encore une fois, ce n'est que la vérité. Carolyn possédait sa propre fortune, je n'avais donc pas à m'en faire de ce côté là. Certes, j'en avais hérité une bonne partie. Mais je n'y avais jamais touché. Pourquoi y toucher, alors que je vivais convenablement ? Cela ne servait à rien. Il y avait donc un compte dans une banque, rempli de billets verts portant mon nom. Peut être qu'un jour je me déciderais à profiter de ce qu'elle m'avait donné dans son testament. mais pour l'instant, je n'en voyais pas l'utilité. "Je suis désolée pour ton calepin. J'espère qu'il n'a rien." Je souris doucement, ma main se portant instinctivement à ma poche, refermant le calepin un peu boueux. Je finis par secouer la tête. "Nah, ne t'en fais pas. Ça se nettoie. C'est pas comme si tu m'en avais déchiré les pages. peut être t'en aurais-je voulu si tel aurait été le cas." Je souris toujours, alors que le serveur nous apporte nos assiettes, et nos boissons. Je le remercie d'un signe de tête, le laissant ensuite repartir. Relevant les yeux de mon assiette vers mon interlocutrice, je souris à nouveau. "Bon appétit !"
E. Lillian Blackwood
Lillian ♔ Just here to be anoying.
☇ STAR : Evan Rachel Wood. ☇ CRÉDIT : Unicorn Tears (avatar) & Tumblr & Eating.queen (gifs) ☇ MISSIVES : 230 ☇ ÂGE : 24 ans. ☇ STATUT : Mariée. ☇ JUKEBOX : Benassi Bros - Rocket in the sky.
Sujet: Re: noah&lillian ı a ballad in central park Mar 28 Fév - 18:33
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« BYE BYE BEAUTIFUL. »
Tu te confies, déploies tes boucliers pour parler à cœur ouvert au jeune homme. C'est une des premières fois que tu parviens à balancer ta vie. Tu as l'impression d'être à nouveau lucide, que les relans d'alcool se sont évaporés et que tu es sobre. Tu te trompes sans doute, mais sur le moment, tu parviens à être cohérente, à rassembler tes idées pour construire des phrases correctes, composées de noms, d'adjectifs, de verbes et de sujets. Tu écoutes ses réponses, parviens à être étonnée. Alors comme ça, il aurait été marié ? Tu te demandes pourquoi il ne l'est plus, mais tu ne te permettrais jamais de le lui demander. Vous n'êtes rien l'un pour l'autre. Et s'il t'a aidé, ce n'était que par bonté d'âme, non parce qu'il éprouvait un quelconque intérêt à rester à tes côtés. Tu es lasse. Tu attends que ce que vous avez commandé arrive, avec une certaine impatience. Tu ne sais plus quoi dire... Il a peut-être raison. Peut-être devrais-tu croire que tous les hommes ne sont pas comme Théodore. Mais ton cœur a trop été meurtri et enseveli de souffrances & de trahisons pour que tu puisses y parvenir. Votre vision des choses est fondamentalement différente. Toi, tu estimes qu'il est impossible qu'un couple perdure. Lui pense que tu pourrais parvenir à trouver le bonheur avec quelqu'un d'autre... Alors tu réfléchis. Tu songes que la seule manière pour toi d'être heureuse est dans la douleur. De toute façon, tu aimes trop ton époux pour penser à divorcer. Tu perdrais beaucoup d'intérêts par ce divorce, déjà, et tu perdrais l'homme le plus important à tes yeux. Les choses ne sont pas roses, mais tu ne le quitterais pour rien au monde. Tu aimes bien trop croiser ses prunelles azurées lorsque tu te risques à rentrer chez lui. Tu aimes bien trop sentir ton cœur palpiter à l'idée de le croiser, peut-être... Tu es masochiste.
Le plat arrive et tu souris. Alors que Noah te souhaite un bon appétit, tu lui rends cette phrase somme toute banale dans un rire. Tu attrapes une fourchette et pique dans l'assiette que vous vous partagez. C'est une bonne idée de sa part, tu en conviens. Mais tu te sens incroyablement fatiguée, d'un coup. Tu sens que tu ne vas pas t'attarder. Tu cherches un sujet badin de conversation pour pimenter le repas. Mais tu es tellement éreintée par l'alcool qui continue de couler dans tes veines... Tu crains de t'endormir dans l'assiette. Tu te mets une paire de claques sur les joues et sourit une nouvelle fois au jeune homme. C'est une des rares fois où tu t'intéresses à quelqu'un. Un inconnu, avec qui la rencontre a été mouvementée... Mais tu es contente, au final. Alors tu parles, sans penser aux répercutions.
« Que fais-tu dans la vie ? Si tu n'es plus marié... Tu as quelqu'un dans ta vie, pour tenir de tels propos ? Je ne dis pas qu'ils sont faux. Ils me semblent juste naïfs & amourachés. Je ne dis pas que c'est mal non plus. Néanmoins, je ne pourrais jamais tenir un tel discours... Je suis tellement déçue par l'amour... Je n'ai plus aucun espoir. Et pourtant, j'aime mon époux. Plus que tout au monde. Mais il ne suffit pas. Il n'est pas assez présent. Je ne suis qu'une pochtronne qui passe son temps à noyer ses problèmes au lieu de les surmonter... Je suis une lâche. Et tu sais le pire ? Je le vis bien. »
Tu déblatères tout ce qui te passe par la tête. Tu voudrais changer de sujet, ne plus parler de ce qui te taraude, mais tu en es incapable. Tu ressasses toujours les même paroles, mentalement. Tes pensées ne sont dirigées que vers lui, vers ce garçon que tu aimes. Tu attrapes alors la tasse de liquide chaud et la porte à tes lèvres, pour tenter de t'occuper l'esprit. Ça fonctionne un instant, avant que de nouveau ta langue ne se délie.
« J'espère que tu ne m'en voudras pas si je ne tarde pas trop. J'aimerais passer rendre visite à Théodore avant d'errer dans les rues, et j'ignore vers quelle heure il sera disponible étant donné qu'il passe le plus gros de ses soirées à courir les jeunes filles... En tout cas, il m'a été absolument agréable de discuter un peu avec toi. J'aimerais vraiment pouvoir revenir te voir, un jour, en te clamant que tous mes soucis se sont arrangés avec Théodore. Ou que je ne suis plus avec lui & que j'ai trouvé le bonheur. Mais il y a réellement peu de chances qu'une chose pareille arrive. Et puis après tout, en quoi cela t'intéresserait-il ? Ce serait futile. Mais je te remercie de ne pas m'avoir laissé me débrouiller toute seule, alcoolisée comme je l'étais. Parce que je ne le suis plus, ça va de soit. Tu es quelqu'un de gentil & j'espère que tu seras heureux pour le restant de tes jours. Je suis encore désolée de t'avoir embêté. Je cherchais un peu d'attention... Et tu me l'as donné. Nous nous reverrons peut-être, un jour, à Central Park... Qui sait ? »
Tu souris, amusée. Tu n'attends pas grand chose de cette rencontre. Tu sais peu de choses de lui & il ne semble pas d'avis de te les faire partager. A lui de voir s'il veut pouvoir admirer ton minois à nouveau... Il a ton nom & ton prénom. Il a tout ce qu'il faut. Étant donné le peu de moyens... Pour une fois, tu ne considères pas un garçon comme un bout de barbaque, comme quelqu'un à séduire puis jeter. Tu ne veux aucune aventure avec ce garçon. Comme ami, à la limite... Tu te rends compte que tu te ramollis, comme ton cœur de pierre. La glace qui l'entoure semble commencer à fondre. Tu retiens un juron, attrape ton sac où tu pioches une liasse de billets verts que tu déposes sur la table avant de fuir vers la porte. Peut-être vous reverrez-vous... Mais pour le moment, tu es trop troublée par la boisson & par cet effet marshmallow qu'il a sur toi pour pouvoir accepter de rester à ses côtés. Même si tu n'as pas obtenu de réponses à tes questions.